Une voix « VEGAN » aux Nations-Unies

Sharon Wallenberg crée un organisme de bienfaisance en hommage à un héros de la 2ème guerre mondiale.

Voici l’histoire de deux héros de deux générations différentes et l’impact que chacun a eu dans le monde :

Le héros de la seconde guerre mondiale

Raoul Wallenberg, un suédois, doux, de classe supérieure, apolitique et importateur d’aliments de luxe de Hongrie, est entré en action quand il a réalisé que la terrible persécution nazie des juifs a pris d’assaut la Hongrie. Au lieu de rester à la maison dans sa zone de sécurité, il est apparu à Budapest en 1944 et, avec l’aide du Bureau des réfugiés de guerre américain, il entreprit la tâche de sauver des milliers de juifs hongrois du massacre.

En les abritant dans des maisons suédoises sûres et en fournissant des papiers officiels suédois, il fut capable de les évacuer en toute sécurité par petits groupes. Face à l’ordre impératif donné par Adolf Hitler de tuer les 65.000 juifs du Ghetto de Budapest, Raoul fit une course contre la montre pour les sauver. Sa bravoure, son désintéressement et sa créativité ont été rapportés dans le film de 1990 Good evening, Mr Wallenberg, avec l’acteur suédois Stellan Skarsgard. Raoul est considéré comme ayant sauvé plus de 100.000 vies.

 

Le héros de nos jours

Comme son homonyme, la résidente de la Floride Sud, Sharon Leontine Wallenberg rend le monde meilleur. Avec 20 ans d’expérience comme représentante de plusieurs organisations non gouvernementales affiliées aux Nations-Unies, Sharon, qui est aussi vegan depuis plus de 20 ans, a créé  le Raoul Wallenberg Vegan International (ou Vegan International). L’organisation caritative 501(c)3 est dédiée à l’éducation des gouvernements et autres organisations non-gouvernementales des N.U. sur les avantages du mode de vie vegan et comment celui-ci peut résoudre des problèmes complexes globaux.

Raoul Wallenberg

Quand la Vegan International a reçu le titre officiel d’organisation non-gouvernementale par les Nations-Unies, cela allait lui servir à être un lobbyiste vegan au sein des Nations-Unies. En tant que part du Conseil économique et social, la Vegan international s’alliera au U.N. System Standing Committee on Nutrition (UNSCN), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la Food and Agriculture Organization (FAO) pour soutenir et promouvoir ses buts globaux de conservation de la santé de la population mondiale.

 

Le véganisme s’aligne parfaitement avec, et élève, la vision globale des Nations-Unies :

santé  et nutrition optimales,
utilisation durable des ressources,
une agriculture éclairée,
réduction de la pauvreté,
empreinte carbone réduite,
et compassion, paix et justice pour la planète et tous ses habitants.

 

« Vegan » est un mot inventé par l’activiste britannique Donald Watson (1910-2005). Ses buts étaient d’introduire les raisons morales de la consommation d’une alimentation basée sur les végétaux et d’étendre l’approche végétarienne au-delà de sa concentration sur l’alimentation, pour aller jusqu’au respect et à la protection des animaux en éliminant l’exploitation globale des animaux.

Il s’avère que le « Véganisme » fournit des solutions naturelles à des problèmes globaux complexes.

 

Alimentation et maladie

Le système alimentaire global d’aujourd’hui n’est pas suffisant, laissant affamées environ 800 millions de personnes, deux milliards de déficients en micronutriments, plus de 600 millions d’obèses et 2 milliards de personnes en surpoids. Quelque chose ne va pas avec ce tableau.

L’OMS, l’autorité dirigeante et coordinatrice pour la santé aux Nations-Unies, est mandatée pour résoudre ces problèmes. Elle fournit la direction sur les sujets globaux de santé, organise l’agenda de la recherche sanitaire, établit les normes et les standards, articule les options de politique basées sur des preuves, fournit un support technique aux pays, guide et évalue les tendances sanitaires. L’information sur la nourriture végétale pourrait influencer radicalement les tendances globales, et finalement nourrir la population mondiale avec des moyens durables.

Le mode de vie non-vegan est un contributeur majeur aux problèmes de santé catastrophiques, tels que l’explosion du diabète et de la maladie cardiaque, et la résistance aux antibiotiques potentiellement dévastatrice. (La sur-utilisation des antibiotiques dans l’élevage animal pour l’alimentation provoque une résistance aux antibiotiques chez les gens).

Vegan international contribue aux buts de l’OMS en fournissant une information documentée sur la corrélation négative entre l’alimentation carnée et la maladie, et l’abus des antibiotiques. Vegan international dissémine à des niveaux internationaux, la preuve que l’alimentation végétale est l’alimentation la plus abordable, la plus saine, et globalement la plus durable.

 

Agriculture durable

La FAO-U.N. tient la sécurité alimentaire pour tous au cœur de ses efforts. Ses buts sont : l’éradication de la faim et de la malnutrition, l’élimination de la pauvreté, et la gestion durable et l’utilisation des ressources naturelles, comprenant le sol, l’eau, l’air, le climat et les ressources génétiques au bénéfice des générations présentes et futures.

Vegan international fournit la FAO avec une éducation vitale sur l’alimentation vegan, qui utilise de loin moins de ressources de sol et d’eau que l’alimentation conventionnelle et indique une voie directe vers l’achèvement de ses buts élevés.

 

Véganisme et changement climatique

En avril 2017, l’UNSCN a organisé une commission d’experts sur le changement climatique et la nutrition. la conclusion accablante de la Commission a projeté la réduction mondiale de la productivité agricole en tant que résultat du réchauffement climatique, soulignant le besoin croissant de nourrir la population mondiale plus efficacement et économiquement, deux buts poursuivis par le véganisme.

La production et la consommation alimentaire courante est responsable de 19 à 29 % des émissions humaines globales de gaz à effet de serre, jusqu’à 70 % de l’utilisation d’eau potable, et plus de 60 % de la perte de biodiversité terrestre, avec l’alimentation basée sur les animaux comme contributrice majeure aux changements climatiques. Si les régimes basés sur les animaux et la consommation d’aliments hautement transformés continuent, les émissions de gaz à effet de serre agricoles et alimentaires augmenteront jusqu’à 80% vers 2050.

Toutes ces menaces sont éliminées en adoptant un mode de vie vegan.

(Traduction article d’Andy Roman pour le magazine Healing our world)

 

Colette