Sons et odeurs pour remplacer les pesticides

Cet article publié sur le site de Mike Adams devrait apporter du baume au cœur de tous ceux qui s’inquiètent de l’utilisation intensive des pesticides sur les cultures. Il apporte en effet l’espoir que, faute de « passer au bio » (ce qui devrait s’imposer à terme), des scientifiques pourraient offrir des alternatives à un empoisonnement généralisé des populations (humaines, animales, végétales).

Voici donc la traduction de cet article :

Des chercheurs italiens sont en cours d’expérimentation de techniques qui pourraient permettre le remplacement des pesticides synthétiques par des appareils émettant des sons et des odeurs perturbant la reproduction d’insectes ravageurs de cultures.

L’étude, dirigée par des chercheurs de la Fondation Edmund Mach en Italie, sous les auspices du projet PURE de l’Union Européenne, est juste l’une des nombreuses études lancées pour la recherche de méthodes de production agricole plus respectueuses de l’environnement.

Larves insectes

L’étude italienne s’est concentrée sur la tordeuse de la vigne et sur la cicadelle Scaphoideus titanus, toutes deux étant des insectes communs dans la culture du raisin et par conséquent des menaces majeures pour l’industrie européenne du vin. Jusqu’ici des études suggèrent que certains sons et certaines odeurs imitant les phéromones peuvent perturber le comportement d’accouplement de ces espèces, et par conséquent réduire leur impact sur les cultures. Les chercheurs espèrent que ces techniques pourraient stimuler les récoltes sans les effets destructeurs des produits chimiques toxiques.

 

Le pouvoir de la gestion naturelle des insectes

Une autre étude en cours, celle-ci dirigée par des chercheurs du projet européen QuESSA, examine les champs cultivés près de Pise (Italie), pour vérifier la manière dont les habitats voisins affectent les cultures. La recherche suggère que des habitats semi-naturels bordant des champs cultivés augmentent les populations d’insectes bénéfiques tels que les insectes pollinisateurs et prédateurs, augmentant en conséquence les récoltes. Les chercheurs espèrent aider à quantifier ces bénéfices.

Dans une étude publiée dans le journal Naturwissenschaften en janvier, des chercheurs ont envisagé d’autres voies par lesquelles la nature peut influencer les populations d’insectes ravageurs. Les chercheurs ont découvert que la tordeuse de la vigne européenne est significativement affectée par le climat pour une autre raison que celle que l’on pourrait suspecter : les zones plus chaudes hébergent plus de parasites de la tordeuse, ce qui affecte la capacité de celle-ci à s’épanouir et à attaquer les vignobles. Parce que les dommages de la tordeuse prédisposent aussi les vignes aux atteintes de champignons, les effets de cette variation climatique est tout à fait significative.

Vignes

Les chercheurs de l’Université de Bourgogne et l’INRA (Institut National pour la Recherche Agronomique) de Bordeaux-Aquitaine en France, ont collecté et mesuré des larves de la tordeuse dans les vignes de six régions viticoles de France : Alsace, Aquitaine, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ils ont analysé les larves ainsi que n’importe quels parasites qu’elles transportaient.

Les chercheurs ont découvert que les larves des régions du sud transportaient significativement plus de parasites que celles des régions du Nord. Les larves avec plus de parasites ont montré un niveau plus élevé d’activité anti-microbienne et avaient plus de cellules hémocytes liées à l’immunité que les larves les moins infectées. Cette activité immunitaire a un coût métabolique élevé et entrave la croissance des larves.

« Les découvertes mettent en évidence le rôle des plantes-hôtes et des parasitoïdes comme forces sélectives qui déterminent les fonctions immunitaires de l’hôte dans des conditions naturelles » dit la directrice de recherche Fanny Vogelweith.  « Des études telles que celles-ci sont essentielles pour comprendre les variations naturelles dans les fonctions immunitaires et, au-delà, les forces sélectives. »

 

Les preuves croissantes du danger des pesticides

Des études telles que celles-ci sont particulièrement importantes à un moment où les populations de pollinisateurs s’effondrent partout dans le monde, en partie à cause des effets toxiques des pesticides chimiques.

Ces dernières années, des scientifiques ont tout particulièrement averti au sujet de la classe de pesticides connue sous le nom de néonicotinoïdes. Quand ces pesticides systémiques sont utilisés pour enrober les semences, la plante en grandissant emmagasine le produit chimique dans tous ses tissus, rendant toxique la plante entière. Ce qui signifie que les oiseaux se nourrissant des restes de graines et les pollinisateurs à la recherche de nectar sont tout autant susceptibles d’être tués que les insectes cherchant à parasiter la plante elle-même.

 

Ruche-2

Selon un récent rapport international, la preuve que les néonicotinoïdes sont en train de dévaster l’ensemble des écosystèmes et des populations d’abeille est maintenant « concluante ». Les auteurs du rapport avertissent que l’échelle de la menace posée par les néonicotinoïdes est équivalente à celle posée autrefois par le DDT.

Alors que les néonicotinoïdes ne sont pas considérés comme s’accumulant dans les tissus animaux de la façon qui était celle du DDT, ils sont en fait  6.000 fois plus toxiques que ces produits chimiques plus anciens.

Sources:

http://www.youris.com
http://www.sciencedaily.com
http://www.naturalnews.com
http://www.naturalnews.com
http://science.naturalnews.com

 
Colette