Qui veut goûter au…. nombril de Vénus ?

Rassurez-vous… pas besoin d’être anthropophage pour cette dégustation ;-) !

Il s’agit en effet d’une ravissante petite plante dont vous trouverez ci-dessous la description. Pour ma part je l’ai découverte par le plus grand des hasards au Maroc (qui l’eut cru ?), en montagne, au pied de quelques arbres dans un endroit plutôt humide. Émerveillée car je ne la connaissais que de nom, je me suis empressée d’en cueillir quelques feuilles qui sont allées s’ajouter à la salade prévue dans l’auberge où nous résidions.
D’après mes connaissances (et comme il est indiqué d’ailleurs ci-dessous dans un texte que nous devons à une certaine Yellow Butterfly),
je l’imaginais plutôt nichant au creux de murs humides, genre vieux puits… J’ai donc tout d’abord eu un doute et puis, finalement, ne connaissant pas d’autres plantes similaires j’en ai conclu que c’était bien le fameux « nombril de Vénus », que j’ai d’ailleurs trouvé plus rafraîchissant que délicieux (sans goût bien particulier), mais qui peut ajouter quelques nutriments à une salade variée.
Ouvrez l’œil lors de vos promenades pour la repérer, et agrémenter vos salades de cette jolie discrète !

« Plante succulente vivace dont le nom vient de la forme arrondie de ses feuilles, qui possèdent une dépression en forme de nombril au milieu. Pousse souvent dans les murs ou les fissures de rochers, dans les lieux ombragés et humides. Se rencontre dans toute la France.

Les feuilles sont comestibles, elles sont tendres et ont un goût plutôt plaisant, contrairement à de nombreuses autres variétés de salades sauvages. Récolter les feuilles de préférence en hiver ou au printemps, quand elles sont fermes et d’un vert bien luisant. Elles renferment beaucoup d’eau, du mucilage, des acides organiques, des vitamines et des sels minéraux.

 

Intérêts thérapeutiques :

Les feuilles sont utilisées en usage externe pour soigner les plaies, furoncles, panaris en posant la feuille directement sur l’endroit à traiter en ayant pris soin de retirer la pellicule protectrice. Elles peuvent ainsi servir de pansement naturel en cas de coupure ou de petite blessure lors d’une promenade. Elles calment aussi de façon efficace la douleur d’une brûlure.

 

Intérêts alimentaires :

  • Les feuilles sont croquantes et légères, on a l’impression qu’elles sont gorgées d’eau. Elles font de bonnes additions aux salades sauvages, pour apporter de la douceur, ou peuvent se consommer seules, même si elles ont peu de goût.
  • Les feuilles peuvent être préparées dans du vinaigre d’alcool, comme les cornichons. Il faut alors leur ajouter des aromates pour leur donner du goût, comme de l’ail, du thym et du romarin. Sinon, elles seraient plutôt fades.
  • Le nombril de Vénus peut aussi servir de petite coupelle comestible, pour y déposer (une fois rincé) de la tapenade, de l’houmous, etc…

Le saviez-vous ?
En Bretagne, on frottait les feuilles sur les poêles en fonte neuves afin d’éviter que la nourriture y attache. »

 

Colette