Végétalienne crudivore (Vegan raw foodist… ou fooder ?? mais plus simplement dit sans doute : « raw vegan ») à 100 % (si l’on excepte le demi % environ constitué par les quelques bouchées non crues prises ici ou là), après avoir été végétarienne pendant de nombreuses années. Toutefois, comme Nadège, n’étant pas « dégoûtée » par les produits animaux (le poids de la culture sans doute...), et essayant d’éviter toute forme d’extrémisme ou de fanatisme, il m’arrive peut-être une ou deux fois par an (et encore… pas sûr !), de prendre une bouchée d’un produit animal, pour « goûter », lors d’un repas convivial avec des carnivores, sans me sentir coupable ou malade !!

Intéressée, ou plutôt passionnée, par l’alimentation et son rapport à la santé depuis plus de 45 ans, j’ai toujours  dévoré les livres de diététique, de nutrition, de médecines naturelles, de botanique (pour les plantes sauvages comestibles), et lorsque ma gourmandise naturelle (sans limite, hélas !) arrondissait mes formes je décortiquais encore plus les préceptes de l’équilibre alimentaire. Mon histoire personnelle s’inscrivant aussi dans la mouvance du développement de l’agriculture et de la production biologiques (dès le début des années 1950 pour ma famille), le souci de l’environnement et de l’état des sols m’est resté chevillé au corps jusqu’à ce jour. Passant pour une douce idéaliste dans ma jeunesse, alors qu’il était évident que la pollution pouvait détruire nos ressources, je constate avec plaisir et amertume (en raison du temps et des catastrophes qu’il aura fallu), que l’environnement est bien au cœur de toutes les espérances de survie humaine. La production biodynamique a bien sûr, toutefois, ma préférence quand le choix est possible, juste après les récoltes sauvages (Voir le site de François Couplan ou les stages organisés par Gérard Ducerf).

J’ai donc été végétarienne « macrobiote » dans les années 1970, à Paris, alors que ce mode alimentaire (la macrobiotique) débarquait tout juste du Japon, auréolé de cette philosophie extrême-orientale qui m’a toujours intéressée, inextricablement liée à ma permanente investigation intérieure. Excellentes bases d’informations alimentaires… mais j’en ai aussi découvert les limites, les excès et les déséquilibres possibles (si une adaptation individuelle, personnalisée, n’est pas faite avec discernement).
La nature m’ayant gratifiée je le crois, d’un solide bon sens, j’ai eu la chance de ne jamais me laisser entraîner dans ces régimes stupides et déséquilibrés (fleurissant chaque printemps en prévision de l’été et des tenues légères) qui, avec un peu de réflexion et d’observation, s’avèrent aberrants pour le corps (mais hélas toujours aussi pour l’esprit… suite aux réactions chimiques en chaîne produites dans notre petite usine intérieure) et peuvent laisser des séquelles à vie sur certains organismes.
Bien que privilégiant toujours les crudités, au début des repas, le crudivorisme me paraissait plutôt farfelu à l’époque. Il est vrai que je le découvrais à travers l’ Instinctothérapie de Guy-Claude Burger (En voir plus ici). Se fier à un instinct, perverti par quelques générations de déviances alimentaires dues, entre autres raisons, à l’arrivée de produits manufacturés, me paraissait plutôt inconséquent. De plus je continue à penser que consommer de la chair animale crue expose à des risques bien inutiles et évitables. Si vraiment on ne peut pas se passer de ces produits, alors il me semble plus sage de les manger cuits et en petites quantités…

D’autre part, il est important de se souvenir que, quel que soit le mode alimentaire choisi, sans informations sérieuses, les déséquilibres et carences sont toujours possibles : le végétarisme, le végétalisme, comme le carnivorisme ne nous dispensent pas de ces dangers (bien que les uns aient le mérite d’apporter moins de toxines que l’autre…).

Si l’alimentation est une base essentielle de la santé (comme les briques ou les pierres de construction d’une maison) elle n’est pas la seule chose à prendre en compte (il faut aussi le « mortier » ou le ciment pour faire tenir les pierres) : le mental, l’émotionnel, l’environnement et l’exercice sont ses acolytes indispensables… Et ces acolytes m’ont gratifiée de deux cancers, surmontés à ce jour, mais aussi amenée  à un cheminement intérieur encore plus intense.

L’heure était donc, probablement, arrivée pour moi de passer au « cru » car plus on accumule d’informations diverses, variées et sérieuses sur un sujet plus une évidence est susceptible de s’imposer à travers la réflexion personnelle devant les accompagner (le cheminement de Victoria BOUTENKO et de sa famille, ainsi que les travaux d’Ann WIGMORE , et du Dr Gabriel Cousens, mais aussi de Norman Walker ou d’Herbert Shelton ont beaucoup participé à nourrir ma recherche, comme l’ont fait beaucoup d’autres qui m’ont enrichie de leurs expériences, de leurs connaissances et de leur courage).

Jamais je n’ai ressenti l’énergie et la légèreté qui sont les miennes aujourd’hui… aussi loin que remonte ma mémoire. Les terribles et extrêmement violentes migraines qui ont été les miennes pendant 30 ans (toutes les médecines s’y étant cassées les dents !) ont disparu comme par enchantement, les quelques douleurs rhumatismales, arthritiques, qui m’ont parfois handicapées, se sont envolées et j’ignore désormais, malgré ma gourmandise, les problèmes de ligne !

NOTE : Depuis Août 2009 je fabrique artisanalement des aliments déshydratés à basse température (M.V.V.) qui correspondent à mon mode alimentaire, mais qui conviennent aussi à tous.