Qu’est-ce que l’amour a à voir avec ça ?

C’est bien beau le 14 février, mais notre bon St Valentin ignorait qu’il donnerait un bon coup de boost au commerce ! Car pourtant l’Amour c’est, ou ça devrait être, tous les jours de l’année pour notre plus grand bien :-) .

L’Amour avec un grand ou un petit « a » nous concerne tous. Et il se vit dans notre rapport à l’Autre, que cet autre soit nous-même (oui, oui), notre conjoint, nos enfants, nos frères et sœurs, nos parents, notre famille élargie, nos amis, nos voisins, bref tous ceux que la Vie nous présente pour un court instant (ça c’est assez facile…) ou un plus long (ça devient plus compliqué;-) ).

Pour évoquer le sujet, mieux que je ne le ferais, voici la traduction d’un article publié par Andy Bernay-Roman dans le magazine « Healing our world », intitulé

Santé : Que l’Amour a-t-il à voir avec ? 

Amour et santéLes Beatles chantaient « All you need is love » mais quand on en vient à la santé, qu’est-ce que l’Amour a à voir avec ? Est-ce que ce n’est pas une idée farfelue New Age qui prétend que l’amour guérit toutes les maladies ? Évidemment non. De plus en plus dans la science pure et dure, dans le monde de la biologie, de la biochimie, de l’anatomie du cerveau et de la sociologie, on nous dit que l’Amour a tout à voir dans le domaine de la guérison. En pratique, quoique mystérieusement, il y a des façons dont l’amour prête son énergie -et optimise- la réponse curative naturelle du corps. L’amour est vital pour un fonctionnement optimal.

Tout d’abord, c’est quoi l’Amour ? Les gens ont collé de la poésie sur ce sujet depuis des siècles, mais scientifiquement, c’est quoi exactement ? Est-ce que quelque chose d’aussi ésotérique que l’amour peut être reconnu scientifiquement ? Nous pouvons ne pas être capable de l’épingler comme étant un simple produit chimique, mais nous pouvons attribuer certains changements biochimiques à ce que nous nous pouvons nommer « tomber amoureux » ou « être aimé ». D’une façon un peu maigre, qui lui est propre, la science confirme ce que nos cœurs savent déjà être la vérité : l’amour dirige et l’amour guérit !

 

Chimie cérébrale

Dans son livre The biology of Love, Arthur Janov relie la production de l’hormone ocytocine à l’expérience amoureuse et au fait d’être aimé. L’ocytocine stimule les contractions dans l’accouchement et induit la lactation. Quand les niveaux d’ocytocine sont élevés, les sensations de chaleur, de solidarité, d’unité et de soin affluent. Vous pourriez dire que la nature l’a placée dans le corps des mères et puis dans la vie de l’enfant pour la survie du bébé. De plus, nous savons que certains neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine jouent un rôle vital dans le sentiment de bien-être. Les niveaux de sérotonine grimpent quand les gens se sentent « en amour ».

L’industrie pharmaceutique capitalise sur ce fait avec son approche scientifique réductionniste en distribuant des drogues modificatrices de l’humeur et inhibant les anti-dépresseurs qui élèvent la sérotonine, les présentant comme étant la façon de rétablir l’équilibre chimique du cerveau. Notre chimie, cependant, n’est pas installée dans un « vide ». Elle prend place dans le contexte de notre humanité et dans la matrice pleine de sens de nos vies. L’équilibre, plus largement, se reflète dans la façon dont nous vivons bien et dont nous aimons bien. Désolé, pas de raccourcis ici. Vie saine et amour épanoui sont essentiels.

 

Physiologie cérébrale

Dans leur livre A general theory of Love, les auteurs Thomas Lewis et Fari Amini écrivent sur l’amour en tant qu’affleurement des structures cérébrales des mammifères, particulièrement du système limbique situé profondément au milieu du cerveau, découvert en 1879 par le chirurgien français et neuroanatomiste Paul Broca. Ces structures ont évolué pour coïncider avec la capacité des mammifères à assurer et connecter les besoins des soins parentaux. Nous ressentons des sentiments à cause de ces structures cérébrales, et nous ressentons « l’amour » en tant que reflets de choses étant en ordre biologiquement et relationnellement. L’amour donc, devient le marqueur corporel de « tout va bien ». C’est pourquoi nous aimons l’amour, nous nous épanouissons avec lui et nous sentons mal sans lui.

 

L’amour et le soulagement de la douleur

Ne connaissons-nous tous pas le pouvoir guérisseur d’un baiser de parent sur un genou écorché ? Le soulagement direct et réel d’un léger toucher de lèvres sur une blessure ! Un toucher doux et aimant remplace la réponse à la douleur du système nerveux sympathique corporel, et bascule à ce moment précis du contact vers le système nerveux parasympathique, la branche du système nerveux central qui gouverne le repos, la régénération, la digestion, le sommeil et la guérison. L’Amour sur le bobo d’un enfant minimise réellement la perception de la douleur et mobilise la réponse corporelle de réparation !

Massages

Le massage, une autre forme de toucher doux, ne donne pas seulement une agréable sensation pendant la bascule vers la réponse corporelle du parasympathique, mais facilite aussi la guérison en stimulant la thymopoïétine, une hormone qui aide les globules blancs à devenir matures dans le thymus.

 

Études sociales

Allant au-delà du purement biologique, Ashley Montagu, un anthropologue et humaniste anglais qui a publié de nombreuses études sur la relation significative mère-enfant, et qui a défendu les effets humanisants du toucher dans son documentaire de Time-Life « Rock A bye Baby » et dans son célèbre livre Touching : The Human significance of the skin, a offert cette définition de l’amour : L’amour est l’expression démonstrative d’un sentiment focalisé sur le bien-être d’une autre personne. Ce qui signifie que nous avons tendance à nous sentir aimé quand nous sentons qu’une autre personne prend soin de notre bien-être et le montre. L’amour lui-même, dit-il, n’est pas juste un sentiment diffus réconfortant, mais est une démonstration en action de ce sentiment de chaleur réconfortante. 

 

Dans son étude désormais classique avec les bébés singes rhésus, le psychologue Harry Harlow a montré que lorsqu’ils sont séparés de leur mère et mis face à un choix entre une mère de substitution câblée et lactante ou une mère de substitution non lactante vêtue de tissu éponge doux, les bébés choisissent constamment le toucher doux et caressant plutôt que l’aliment !

Bébé singe

Le facteur invisible de l’Amour triomphe de toute évidence sur le besoin de nourriture quand on en vient à la survie. Ou, comme John Lennon l’a chanté, « Love is touch, touch is love » (L’amour c’est le toucher, le toucher c’est l’amour). Les petits chats nouveaux-nés séparés de leur mère et qui ne sont pas léchés mourront ; voici à quel point ce besoin est basique. L’amour et le toucher sont fondamentaux au bien-être et même à la survie.

L’amour régit nos vies en tant qu’humains, et pas seulement quand nous sommes des bébés. La réalisation et l’accomplissement de l’amour nous fait du bien quel que soit l’âge. Socialement, relationnellement, et même biologiquement, l’amour avec tout son mystère est primordial dans le domaine du bien-être.

 

Dans une expérience faite dans une maison de retraite, un groupe de boys scouts et de girls scouts a été recruté pour aider les aînés durant un après-midi. Le but était de mesurer les fonctions immunitaires des personnes âgées via certains marqueurs sanguins et de voir si le fait de recevoir de l’aide ou d’être servi changeait quelque chose. Et un peu « à la légère », au début de l’expérience, les scientifiques ont aussi pris des exemplaires des marqueurs immunitaires des jeunes aidants. Et voilà que la même chose était vraie pour les garçons et filles scouts ! L’amour, semble-t-il, aide à la fois le donneur et le receveur.

L’étude célèbre du Dr David Spiegel avec des groupes de soutien conclut radicalement que les gens ayant un réseau social fort de soutien s’en sortent mieux médicalement que ceux qui n’en ont pas. Il n’est pas rare à l’Institut Hippocrate de voir un visiteur atteindre le summum de la santé lors de nos cercles hebdomadaires sous la forme d’un effondrement/prise de conscience intérieur. Continuer sur le chemin de l’auto-protection en résistant à l’amour n’est plus acceptable. Les murs doivent s’effondrer, même si c’est douloureux au début. Quand nous laissons l’amour entrer, la guérison commence.

Encore une autre étude a montré que les personnes hospitalisées qui ont plus de visiteurs vont mieux que celles qui en ont moins ou pas du tout. Une autre étude montre une amélioration significative chez les patients hospitalisés pour qui on prie par rapport aux autres.

Et finalement, venue du monde de l’allaitement, s’est développée la pratique connue sous le nom de « toucher thérapeutique » (ou TT) par Dora Kuntz et Dolores Krieger dans les années 1970 (En savoir plus avec cet article). Dans le toucher thérapeutique, le praticien passe ses mains dans le champ énergétique au-dessus de la peau du patient pour ne pas le déranger et pour le réparer. Une étude en double-aveugle a été conduite pour déterminer les effets du toucher thérapeutique sur les niveaux de l’hémoglobine.

Quelques patients ont reçu un traitement TT réel et les autres ont reçu ce qui ressemblait à un réel traitement TT mais qui ne l’était pas, parce que ces infirmières étaient en train de résoudre des problèmes de maths dans leur tête tout en bougeant leurs mains au-dessus de la peau du patient.

Les réels praticiens TT étaient eux dans leurs têtes, focalisés sur une intention d’amour, d’aide et de guérison envers leur patient. Le résultat a montré une énorme différence entre les traitements réels et les pseudo-traitements TT ; les niveaux d’hémoglobine des receveurs des traitements réels se sont révélés significativement élevés, tandis que ceux des pseudo-traitements TT sont restés les mêmes. La seule différence était l’intention d’amour et de guérison de l’infirmière. Ah… le pouvoir de l’amour.

 

Coeurs roses - 2

 

L’amour de soi

L’amour de soi vient en connaissant le soi indépendant de tous les messages récoltés et absorbés au fil du temps, particulièrement durant l’enfance. Parce que nos systèmes nerveux sont ouverts si largement à la suggestion quand nous sommes enfants, tout ce à quoi nous sommes exposés, particulièrement sur nous-mêmes, pénètre et prend racine comme image de soi-même. Parfois cette image de soi est aimable, parfois elle ne l’est pas. Le soi original d’un autre côté, est toujours aimable, mais plus nous nous cachons à nous-mêmes, plus insaisissable est cette amabilité naturelle.

Si nous avons de la chance, nous trouverons des gens dans notre vie pour nous aimer, mais même alors, l’amour de soi peut l’ignorer. A nouveau, parce que l’amour de soi vient de la connaissance de soi, la connaissance du soi original est la clé. Cette étincelle de vie originelle qui nous a animés au tout début est la même qui nous maintient en vie chaque jour de notre vie.

Voici les bonnes nouvelles : cette étincelle peut être connue. Et la connaitre c’est connaitre l’amour. Dieu (N.D.T. : ou Puissante intelligence supérieure, Univers, Anges …. comme vous préférez) est Amour. Et une fois que nous connaissons notre soi comme une étincelle de Dieu (de l’univers, d’une puissance supérieure….) tout change.

Veiller sur soi n’est plus considéré comme de l’égoïsme. Bien manger n’est plus vu comme quelque chose qui inclut de la privation ou une discipline qui requiert de la vigilance et du travail, mais plutôt comme faire des choses correctes à partir du sens du service. Avoir des relations bonnes et aimantes avec la barre hautement fixée sur un respect mutuel devient la norme et non pas l’exception. L’amour de soi libère le besoin même d’un amour à partir de lutte et d’esclavage.

L’amour normalise les choses. L’amour de soi défait les traumatismes de toute une vie, radoucit le système nerveux vers sa propre et saine nature et nous replace dans le contexte correct de notre héritage d’une vie intérieure généreuse.

Quand on en vient à la santé, à tous les niveaux de notre être et de nos engagements, l’amour est le maître. Quand nous laissons l’amour entrer, la guérison commence.

(Traduction de l’article de Andy Bernay-Roman – Healing our world – Vomume 30 – Issue 4)

Coeur légumes Et pour celles et ceux qui chercheraient quelques idées pour célébrer l’Amour, relire cet ancien article !

 

NOTE :

Quant au livre à lire (et à offrir) en la circonstance rien de mieux que celui de Bruce Lipton : « L’effet lune de miel ou l’art de créer le paradis sur terre et la science sous-jacente » dont Joan Borysenko, biologiste et psychologue à écrit : « Bruce Lipton a écrit le plus grand livre sur l’amour, touchant tant sur le plan personnel que planétaire. Je connais personnellement Bruce et sa femme Margaret. Leur relation est créative et contagieuse. La vôtre peut l’être aussi. Bruce utilise les principes de la nouvelle science dont il se fait le fer de lance pour nous éclairer, nous informer et nous encourager tous à manifester l’amour que nous avons toujours désiré. »
Ce livre qui, au premier regard, semble n’aborder que la relation de couple va bien au-delà en abordant le rôle de la physique quantique, de la biochimie, de la psychologie et de la manière de créer aussi une humanité qui peut guérir notre planète !

 

Bruce Lipton - l'effet lune de miel

 Colette

 

Et pensez aussi à l’aide apportée par les smoothies verts pour garder, ou retrouver, la forme !

 

Challenge tout confort