Que perdez-vous en choisissant de consommer « Bio » ?

Les informations données ci-dessous sont essentiellement issues de constats faits aux États-Unis… mais nous ne sommes pas sans ignorer que le problème est mondial. Les multinationales pourvoyeuses de produits de « traitement » des cultures agissent sur toute la planète, plus ou moins fortement, selon les accords (et ils sont nombreux :-( ) donnés par les Gouvernements. A quelques pourcentages près, nous devrions donc TOUS nous sentir concernés par ce sujet.

 

Choisir le Bio

Quelle est la différence réelle entre des végétaux biologiques et des végétaux conventionnels ? Il devrait y avoir des raisons logiques pour dépenser davantage sur certains végétaux ou pour prendre plus de temps pour les cultiver, d’accord ?
Quand vous choisissez le Bio, vous choisissez d’abandonner :

Les Pesticides

  • Au moins 19 produits chimiques majeurs utilisés sur les cultures aux États-Unis (Combien en France ?) sont associés aux perturbations hormonales humaines.
  • L’Agence de protection environnementale et le Département de la santé des États-Unis a déterminé que parmi 25 des pesticides les plus utilisés en agriculture
    • 5 sont toxiques pour le système nerveux
    • 18 sont dommageables pour la peau, les yeux et les poumons
    • approximativement la moitié sont considérés comme des produits chimiques provoquant le cancer
    • 17 causent des dommages génétiques
    • 10 sont dommageables pour les organes de reproduction
    • 6 perturbent les fonctions hormonales normales
  • plus de 98% des insecticides répandus et 95% des herbicides atteignent une destination autre que les espèces visées, incluant l’air, l’eau et les aliments.
  • Aux États-Unis, les pesticides ont été trouvés dans chaque rivière et 90% des puits échantillonnés dans une étude faite par le US Geological Survey.
  • L’application de pesticides sur les cultures en fleurs peut tuer des abeilles qui agissent comme des pollinisateurs. l’USDA estime que les agriculteurs américains perdent au moins 200 millions de dollars par an en réduction de récoltes pollinisées due aux pesticides. Approximativement 20% des colonies d’abeilles aux États-Unis ont été éliminées par les pesticides.
  • Quelques pesticides contiennent des polluants organiques persistants (POPs) qui voyagent sur de longues distances et ont la capacité de s’accumuler, de s’amplifier et de se concentrer jusqu’à 70.000 fois leurs concentrations originelles. Ils perturbent les systèmes endocrinien, reproductif et immunitaire. Quelques-uns ont été bannis, d’autres continuent à être utilisés.
  • L’USDA estime que 20% des espèces en danger, incluant 67 millions d’oiseaux et de 6 à 14 millions de poissons sont tués par les insecticides aux États-Unis chaque année.
  • Le programme d’étude des pesticides a été lancé par l’USDA en 1991 et a testé plus de 60 types différents d’aliments pour plus de 400 types de pesticides. Le résumé le plus récent fait en 2005 à révélé que pour 5% les pesticides étaient non détectables, que 30% contenaient 1 pesticide et plus de 40% contenaient plus d’un pesticide.
  • Une recherche à partir d’un test indépendant commandé par la FDA et l’USDA sur plus de 100.000 échantillons d’aliments, à détecté que les aliments les plus fortement contaminés avec des pesticides sont : la viande, les produits laitiers, les fraises, les pommes, les tomates, les pommes de terre, les épinards, le café, les pêches, le raisin, le céleri et les poivrons.

 

Fertilisants artificiels

  • Contiennent des sels nocifs qui contaminent le sol et créent une cuirasse qui bloque l’eau et les autres nutriments.
  • Détruisent les vers de terre et les micro-organismes bénéfiques
  • Selon le Carbon Connection « Chaque livre d’azote en excès apportée au sol par des fertilisants artificiels détruit 100 livres d’humus. »
  • Les pertes de l’azote fertilisante vont dans tous les circuits d’eau, ce qui peut conduire à une eutrophisation (perte de nutriments) et une hypoxie (manque d’oxygène) de large zones aquatiques. Un exemple de cela se trouve dans le bassin de la Vallée du Mississippi, là où des années de fertilisation à l’azote accumulée dans les réserves aquatiques par la production agricole ont résulté en une « zone morte » hypoxique dans le golfe du Mexique de la taille du New Jersey.
  • Les plantes poussées avec un fertilisant synthétique à base d’ammoniaque attirent en fait les ravageurs et les maladies (Earth Kind Gardening. 1993).
  • L’azote synthétique augmente les quantités de nitrates toxiques. Selon le National Research Council, 6 parmi les 7 et 9 parmi les 15 aliments présentant les risques les plus élevés de provoquer le cancer, sont fabriqués avec des produits ayant un contenu élevé en nitrates.
  • La vitamine C diminue quand l’azote synthétique augmente (Soil Scientist, USDA).
  • La plupart des fertilisants synthétiques utilisent des compléments qui aident à transporter les nutriments et qui ne sont pas listés sur l’étiquette. Ils peuvent être des sels chimiques, du sable, de la dolomie à la chaux ou même de dangereux métaux lourds.
  • Une série de rapports d’investigation par le journal Seattle Times a trouvé que de nombreuses compagnies qui fabriquent des fertilisants synthétiques ajoutent des substances dangereuses et radioactives à leurs fertilisants (Juillet-Août 1997-1999).
  • Un fertilisant artificiel pourrait remplacer des éléments-clés mais ne pourra pas redonner une santé resplendissante à la couche arable, ou à l’humus nécessaire pour permettre d’obtenir un aliment pourvoyeur de santé. L’humus n’est pas une substance inerte composée d’éléments séparables mais un écosystème complexe contant de nombreux micro-organismes variés.
  • La plus grande partie du cycle naturel de l’azote est organisé par les bactéries du sol. Les fertilisants artificiels interrompent ce cycle.
  • Selon le livre Terre arable et civilisation chaque grande nation s’est développée et a chuté au rythme de la qualité de sa terre arable.

 

Boues d’épuration

  • Sont des mélanges visqueux semi-solides de matières organiques chargées de bactéries et de virus, de métaux toxiques, de chimiques organiques synthétiques, de solides décantés, retirés de l’eau rejetée par les utilisations domestiques et industrielles vers une usine de retraitement.
  • Contiennent plus de 60.000 substances toxiques et composés chimiques.
  • Les usines de retraitement détoxifient 42% des composants dangereux à travers une biodégradation. Un autre 25% s’échappe dans l’atmosphère et 19% est relâché dans les lacs et les rivières. les 14% restant, approximativement 14 millions de kilos par an, terminent en boues d’épuration.
  • Une fois obtenues elles doivent être utilisées et la méthode la plus économique est de les étaler dans les champs agricoles.
  • Le WEF (Water Environment Federation) est la principale association industrielle aux États-Unis pour le traitement de ces déchets et travaille de près avec l’EPA pour persuader les agriculteurs et les transformateurs d’aliments que les boues d’épuration sont un fertilisant bénéfique, qu’ils rebaptisent « bio-solides ».
  • En 1994, le US General Accounting office a constaté que l’étendue totale de la contamination radioactive des boues d’épuration et ses effets secondaires était inconnue.

 

Bio-ingénierie ou OGM (Organismes génétiquement modifiés)

  • Une nouvelle technologie radicale qui force l’information génétique à travers la barrière de protection des espèces est une voie non naturelle.
  • Des gènes d’une espèce sont insérés dans une autre espèce. Par exemple les gènes d’une plie arctique qui a des propriétés anti-gel pourraient être insérés dans une tomate pour éviter les dégâts du gel.
  • 71% de toutes les récoltes génétiquement modifiées l’ont été pour être résistantes à un herbicide, de façon à ce que le champ puisse être aspergé de produits chimiques et que toutes les plantes, autres que celles qui ont été cultivées, meurent.
  • Le soja génétiquement modifié représente environ 60% des aliments transformés. Le maïs génétiquement modifié représente environ 50% des aliments transformés. Les enzymes génétiquement transformées sont utilisées à travers toute l’industrie de transformation alimentaire. Les réglementations gouvernementales sur l’étiquetage excluent 95-98% des produits contenant des ingrédients génétiquement transformés.
  • Une construction d’ADN fabriquée en laboratoire est envoyée dans l’embryon des plantes avec un « pistolet à gène ». Ces plantes sont ensuite élevées dans un environnement antibiotique. Seul un petit pourcentage des plantes survit, celles qui ont le gène de résistance antibiotique.
  • La compagnie Monsanto est l’une des plus grosses compagnies de produits chimiques au monde et la plus agressive dans l’ingénierie génétique en agriculture. C’est la filiale agricole de Pharmacia, une compagnie pharmaceutique transnationale. Dans les années 1900 elle apporta la technologie pour fabriquer la saccharine, le premier sucrant artificiel. Dans les années 1920 elle devient une entreprise leader dans la production de l’acide sulfurique et autres chimiques industriels de base.
  • Presque tous les produits non-biologiques contiennent des OGM en ce qui concerne le maïs, le soja, le canola, l’huile de coton et une quantité croissante de blé et de riz.
  • L’OGM le plus commun injecte des pesticides chimiques dans les récoltes d’aliments, et ensuite les chimiques dans la nourriture ne peuvent pas être lavés ou diminués avec l’épluchage.
  • Les dernières avancées sont les cultures pharmaceutiques, les drogues pharmaceutiques et les vaccins cultivés dans la nourriture. Des permis ont été alloués pour des vaccins de contrôle des naissances, pour le Sida et l’herpès, à cultiver à l’air libre. Le maïs est l’une des plantes-hôtes les plus courantes.
  • Les organismes génétiquement modifiés ne peuvent pas être récupérés ou délimités une fois qu’ils ont été lancés dans la nature et tous les problèmes se multiplient jusqu’à la fin des temps. Des chercheurs de la Purdue University estiment que simplement 60 poissons génétiquement modifiés relâchés dans une population sauvage de 60.000 poissons conduirait à l’extinction des poissons sauvages en seulement quarante générations.
  • Les cinq produits fatidiques sont : le maïs et les produits du maïs, le soja et les produits du soja, le riz, le blé, le canola et les graines de coton (le coton n’est pas réglementé par la FDA).
  • Seules les compagnies qui agissent pour le profit décident si ces produits sont ou non dangereux. Aucun contrôle indépendant de ces compagnies n’est exigé.
  • Phil Angell, directeur de la communication chez Monsanto a dit « Monsanto ne devrait pas être garant de la sécurité de la biotechnologie alimentaire – notre intérêt est de vendre le plus possible. »

 

Radiations ionisantes

  • Sont prévues pour allonger la durée de conservation, pour pasteuriser et stériliser les aliments.
  • L’élan d’intérêt pour l’irradiation alimentaire n’est pas venue des agriculteurs, des pays en voie de développement, des détaillants ou des consommateurs. Au début des années 1970, l’Agence internationale de l’Énergie atomique (AEA), dont l’objet est de promouvoir la technologie nucléaire, a commencé à organiser des séminaires sur l’irradiation alimentaire et à créer un comité d’experts. En 1976 ce comité a décidé que des nouveaux chimiques, nommés produits radiolytiques, qui sont produits dans les aliments irradiés n’avaient pas besoin de passer des tests de toxicité comme c’est le cas pour d’autres additifs alimentaires.
  • Ce procédé a donc été classifié comme tel : un processus, et que seulement les additifs exigent des tests, pas les processus.
  • L’irradiation peut augmenter la production de quelques aflatoxines extrêmement toxiques par un champignon, spécialement les noix et les céréales. Ceux-ci sont des carcinogènes extrêmement puissants.
  • Même si seulement un petit pourcentage de liens chimiques sont brisés quand l’aliment est irradié, il peut en résulter la perte pour les cellules de leur capacité à se reproduire.
  • Les vitamines sont détruites, particulièrement les vitamines C et E. 

(Traduction de cet article)

 

Pour illustrer en partie l’article ci-dessus voici, ci-après, le texte d’un article datant de juin 2018, dont vous pouvez voir l’original ici :

 Apiculture: Un grand recensement des mortalités d’abeilles lancé en France

Des professionnels de l’apiculture s’étaient rassemblés à Paris pour réclamer des aides exceptionnelles et un environnement plus favorable aux pollinisatrices…

Comment enrayer l’exceptionnel taux de mortalité des abeilles ? La France va lancer un état des lieux national, a annoncé le ministère de l’Agriculture. Jeudi, des professionnels de l’apiculture s’étaient rassemblés à Paris pour réclamer des aides exceptionnelles et un environnement plus favorable aux pollinisatrices.

« Les services du ministère de l’Agriculture vont établir un état des lieux précis des mortalités, sur l’ensemble du territoire, via les services déconcentrés de l’Etat » en associant des apiculteurs, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Ce recensement permettra « d’expertiser les dispositifs d’accompagnement les plus adaptés » a souligné le ministère, où une délégation d’apiculteurs a été reçue dans la journée par le cabinet du ministre, absent de Paris.

Jusqu’à 80 % de taux de mortalité

Fin 2017, le ministère avait mis en place en Bretagne et dans les Pays de Loire un dispositif permettant aux apiculteurs de déclarer leurs pertes, qui va donc être étendu au niveau national.

Depuis plusieurs années, les apiculteurs français subissent des pertes moyennes de 30 % de leurs cheptels en hiver, selon l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf). « Aujourd’hui, on a franchi un cap supplémentaire », avec des taux de mortalité pouvant grimper à 40, 50 voire 80 %, a indiqué à l’AFP Gilles Lanio, président de l’Unaf.

Profitez de cette lecture pour signer cette pétition.

 

Soyez donc assuré(e) que TOUS vos choix et achats alimentaires ont un impact à plus ou moins long terme sur l’état de notre environnement… et que, faute de pouvoir choisir l’excellence, un petit jeûne de temps à autre ne fera pas que vous alléger mais vous permettra aussi de moins « peser » sur cet environnement !

 

Colette

 

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