Quand les émotions dirigent votre vie… vous ne choisissez plus vos aliments !

« Quand la suralimentation est dirigée par la faim émotionnelle »… c’est le sous-titre d’un article publié par le magazine « Healing our world » de l’Institut Hippocrate et écrit par Julie M Simon. Cette mise au point sera peut-être utile à certains de nos lecteurs.

 

Girl eating doughnutEn voici donc la traduction :

Nous nous réjouissons tous de manger et, à l’occasion; allons manger sans faim, ou manger trop, juste parce que la nourriture est incroyablement délicieuse ou parce que cela permet d’épanouir nos expériences personnelles ou sociales.

Un après-midi de sortie est certainement encore plus agréable avec un café et une pâtisserie. Que serait un bon film sans un sac de popcorn ?

Il n’y a rien de mauvais à consommer occasionnellement des aliments pour le plaisir et fêter la vie. Le problème surgit quand nous le faisons si souvent que nous sommes en surpoids et que notre santé est en danger.

Si vous mangez régulièrement alors que n’avez pas faim, mangez trop à chaque repas, ou choisissez des aliments de confort malsains plus souvent que vous ne voudriez, il y a des chances qu’il y a là un composant émotionnel.

Une fringale -ou un désir immodéré pour manger en l’absence de véritable faim biologique- est un appétit émotionnel. La faim émotionnelle se ressent souvent de la même façon qu’une faim physique.

En tant que mangeur émotionnel, vous pouvez considérer la nourriture comme un outil :

  • pour calmer ou tranquilliser des émotions que vous avez du mal à surmonter, telles que : anxiété, colère, tristesse, frustration, désespoir, solitude, honte, culpabilité et même bonheur et joie ;
  • pour vous calmer quand vous expérimentez des sensations désagréables telles que : nervosité, agitation ou tension musculaire ;
  • pour vous apaiser et vous réconforter ;
  • pour le plaisir, la fuite ou l’excitation ;
  • pour maîtriser votre stress ;
  • pour faire taire vos pensées négatives, critiques ou destructrices et calmer votre esprit ;
  • pour surmonter la sensation de débordement ;
  • pour vous distraire de vos états de basse motivation tels que : ennui, léthargie et apathie ;
  • pour  procrastiner ;
  • parce que votre vie manque de but, de sens, de passion ou d’inspiration ;
  • parce que vous avez tellement de regrets dans votre vie ;
  • parce que vous vous sentez privé dans votre vie et voulez ne pas avoir de limites ;
  • pour essayer de remplir un vide intérieur ;
  • pour vous punir ou vous récompenser ;
  • pour vous rebeller contre quelqu’un ou quelque chose ;
  • pour repousser toute attention sexuelle ;
  • pour vous sentir en sécurité.

Beaucoup de mangeurs émotionnels pensent que leurs défis alimentaires sont le résultat de facteurs hors de leur contrôle. Quelques personnes aiment tout simplement la nourriture. Quelques-uns n’ont pas le temps de manger sainement ou de faire de l’exercice avec un travail à plein-temps et une famille à élever. D’autres disent qu’il y a constamment de la nourriture malsaine, riche en graisses autour d’eux et que c’est trop tentant. D’autres encore disent que manger sain au restaurant sans offenser les autres est presque impossible.

Bien que ces facteurs soient raisonnables et peuvent en effet jouer un rôle dans votre suralimentation, ils ne représentent pas la cause réelle de votre incapacité à réguler vos prises. Manger émotionnellement met en lumière une difficulté à vous connecter avec vous-même ; à porter votre attention aux signaux de votre esprit, votre corps et votre mental ;  et à répondre de façon appropriée à vos besoins. C’est un signe qu’il vous manque les moyens pour vous prendre en charge que nous apprenons généralement dans l’enfance.

Aucun doute, votre alimentation émotionnelle vous a aidé à surmonter vos états émotionnels quotidiens tels que anxiété et dépression, stress général et sentiments d’échec. Mais ce n’est pas vraiment une stratégie efficace sur le long terme pour répondre à vos besoins et désirs. Non seulement cela conduira-t-il à une mauvaise santé et à une prise de poids, mais cela ne peut en aucun cas être un substitut à un véritable apprentissage. Malheureusement vous n’apprendrez pas de technique de soin efficace en passant d’un régime à l’autre non plus !

Se focaliser sur des solutions extérieures, telles que le dernier régime ou l’exercice à la mode, c’est comme essayer de régler le problème d’un train bloqué en lui donnant une nouvelle couche de peinture et en polissant ses roues. Peu importe la quantité de peinture ou de « polish » que vous appliquerez, le train restera bloqué.

Nous avons besoin d’accéder à la machine qui permet le fonctionnement du train et diagnostiquer précisément le problème. C’est notre monde interne d’émotions, sensations, besoins et pensées  qui dirige notre conduite. De façon à comprendre et à résoudre le comportement de l’alimentation émotionnelle, nous devons nous connecter à et explorer notre monde intérieur.

 

3 étapes pour solutionner votre alimentation émotionnelle

 

1. Demandez-vous : « Qu’est-ce que je ressens à l’instant présent ?«  

Peut-être avez-vous juste eu une dispute avec votre conjoint et tout ce à quoi vous pouvez penser c’est à une crème glacé ?

Sortez de la cuisine et attrapez papier et crayon.

Asseyez-vous et posez-vous.

Ressentez votre postérieur sur le siège et vos pieds fermement posés sur le sol.

Jetez sur le papier ce que vous ressentez ; à la fois vos émotions et vos sensations physiques.

La recherche constate que le fait d’écrire vos sentiments aide à réguler le système nerveux et à stopper les comportements rebelles. 

Vous écrivez que vous vous sentez en colère, frustré, blessé, épuisé, seul et triste. Vous notez que vous avez mal à la tête, que vos épaules sont tendues et que votre estomac est noué. Demandez à la partie bruyante et génératrice de pensées de votre cerveau de rester tranquille pour un moment.

Remarquez votre respiration. Inspirez une relaxation – expirez votre tension.

Essayez de placer une main sur votre cœur une main sur un endroit de tension.

Vous allez commencer à vous calmer.

 

2. Demandez-vous : « De quoi ai-je besoin dans cette situation ?«  

Essayez de voir si vous pouvez identifier votre besoin particulier, plutôt qu’un besoin qui inclurait quelqu’un d’autre.

Par exemple, plutôt que d’écrire que vous avez besoin que votre conjoint(e) soit moins réactif, vous pourriez écrire que vous avez besoin de paix et d’harmonie dans votre relation.

Peut-être aussi que vous avez besoin de l’espoir que les choses peuvent s’améliorer.  Cela peut nécessiter quelque souplesse et créativité. Il est souvent plus facile de régler les besoins physiques qu’émotionnels.

Plus vous pouvez lâcher-prise sur les attentes rigides, plus vous vous ouvrirez à une solution satisfaisante.

 

3. Dites-vous : « Mes sentiments sont acceptables et mes besoins peuvent être satisfaits«  

Accédez à une voix intérieure favorable, la part de vous qui est mûre, sage, généreuse et aimante.

En utilisant cette voix, jetez sur le papier quelques règles, valides et positives : »Il est normal de me sentir blessé et en colère quand mon conjoint(e) crie sur moi. La vérité c’est que nous préférons tous deux la paix et l’harmonie. Passons en revue cette discussion durant le week-end, quand nous serons tous les deux plus détendus. » 

Quand le besoin de nourriture est fort, il y a là l’opportunité de pratiquer et de renforcer de nouveaux talents pour prendre soin de soi-même. 

A chaque fois que vous pratiquez ces talents, vous créez de nouveaux chemins neuronaux, rendant à chaque fois plus facile de vous calmer et de ne pas dépasser vos limites. Si vous avez recherché à l’extérieur de vous-même l’attention aimante et les soins dont vous êtes affamé, vous découvrirez que leur véritable source est en vous-même.

 

Il reste maintenant, pour ceux qui se sentent concernés, à mettre en pratique ces bonnes suggestions !!!

Colette