Problèmes de thyroïde : comment prendre soin de sa thyroïde naturellement – conseils d’un thérapeute (1ère partie)

Thyroïde scan

Les problème de thyroïde semblent devenir une véritable épidémie !

Qui ne connait pas dans son entourage une personne souffrant d’un problème de thyroïde ? On estime quand même à 200 millions le nombre de personnes dans le monde souffrant de problème de thyroïde ! C’est pourquoi je pense judicieux de faire connaitre au plus grand nombre les solutions naturelles qui s’offrent à vous pour protéger votre thyroïde (et échapper ainsi à la catégorie des personnes qui ont un souci avec elle) et soutenir son bon fonctionnement avant d’avoir recours à un traitement médicamenteux ou même une opération.

Ceux d’entre vous qui ont déjà un traitement, pourrons toutefois trouver matière à réflexion et de bons conseils pour aider à son fonctionnement malgré tout, dans cet article du Dr Ritamarie Loscalzo que je vous ai traduit du numéro de printemps 2008 du magazine Purely Delicious.

Le Dr Ritamarie Loscalzo est nutritionniste clinicienne, chiropracteur, master de science en nutrition humaine, master en informatique, chef, professeur et coach certifiée en alimentation vivante et est très active dans la divulgation de conseils naturels pour améliorer votre santé. L’article étant très long, vous trouverez ici la première partie.


On accorde de plus en plus d’importance à la thyroïde ces dernières années. Presque tous ceux que je connais, connaissent une personne sous médication pour un problème de thyroïde ou ayant subi une intervention chirurgicale sur la thyroïde. Il y a moins de 50 ans, en 1967, Robbin’s Pathology, une publication médicale célèbre, informait que les problèmes de thyroïde n’étaient pas très courants. Aujourd’hui, la thyroïde est presque devenue un sujet de conversation banal. « Tu es très fatigué ? As-tu contrôlé ta thyroïde ? » Est-ce que les problèmes de thyroïde seraient soudainement devenus épidémiques ?

Selon le Harvard Women’s Health Watch, une femme sur 10 de plus de 50 ans fait de l’hypothyroïdie ou a un taux d’hormones thyroïdiennes inadéquat. Les recherches de Ryan Drum indique que certains endocrinologues estiment à 25% la proportion de femmes adultes américaines présentant des troubles du fonctionnement de la thyroïde cliniquement détectables et les vétérinaires rapportent que 40% de leurs patients canins et félins ont des problèmes de thyroïde. Si, en effet, les problèmes de thyroïde sont devenus courant dans notre société, comment cela est-il arrivé et comment pouvons -nous  nous protéger et nourrir notre glande thyroïde?

Avant de répondre, revenons en arrière. Qu’est exactement la thyroïde, où se trouve t-elle dans notre corps et à quoi sert-elle?

La thyroïde est une glande en forme de papillon qui fait partie du système endocrinien. Elle se trouve dans la gorge à la base du cou sous ce que nous appelons la Pomme d’Adam. La glande thyroïde sécrète des hormones, qui agissent comme des messagers chimiques pour communiquer d’une partie du corps à une autre. Les hormones thyroïdiennes sont appelées T3 (tri-iodothyronine) et T4 (tétra-iodothyronine ou thyroxine). Les messages envoyés par la T3 et la T4 contrôlent le métabolisme du corps. Le métabolisme fait référence à la façon dont le corps transforme la nourriture en énergie. Ces hormones influencent le rythme du cœur, la température du corps, la vivacité, l’humeur et plusieurs autres fonctions. La T3 contient 3 molécules d’iode et la T4, 4 molécules d’iode. L’iode est liée à un acide aminé appelé tyrosine. L’hypothyroïdie résulte d’une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes par la thyroïde. L’hyperthyroïdie résulte quant à elle d’une production trop importante de ces hormones. La glande thyroïde produit également une hormone appelée calcitonine qui est importante dans l’équilibre du corps en calcium.

Les symptômes de l’hypothyroïdie comprennent la baisse d’énergie, une digestion paresseuse, la prise de poids ou l’impossibilité d’en perdre, une peau sèche, un cholestérol élevé, une pression sanguine faible, une peau très fine, des mains et des pieds froids, une température corporelle basse, une sensibilité au froid, l’impression d’être toujours gelé, des maux de tête, des insomnies, la dépression, des yeux gonflés, des ongles cassants, des douleurs articulaires, de la constipation, une lourdeur d’esprit, des infections fréquentes, une voix enrouée, des bourdonnements d’oreilles, des vertiges et une baisse de libido.

Les symptômes d’une hyperthyroïdie sont : avoir chaud, une augmentation de son appétit, une perte de poids sans raison, de la fatigue à la fin de la journée, à cause de toute l’énergie brûlée, tout en ayant de la difficulté à s’endormir, tremblements des mains, des palpitations cardiaques, de l’irritabilité, des mouvements intestinaux plus fréquents, des menstruations légères ou inexistantes, le souffle court, des douleurs de poitrine, une perte de cheveux et des douleurs musculaires.

Whaou ! Qui n’a pas un ou plusieurs de ces symptômes, au moins occasionnellement ? Ne paniquez pas ou n’accourez pas chez votre médecin pour faire contrôler votre thyroïde tout de suite. Juste parce que vous avez certains de ces symptômes, ne signifie pas que vous avez des problèmes avec votre thyroïde. Ces symptômes peuvent être présents en l’absence de dysfonctionnement de votre thyroïde. Mais si vous avez expérimenté un nombre significatif de ces symptômes de manière régulière, il est temps de faire attention.

Alors qu’est-ce qui cause des dysfonctionnements de la thyroïde et pourquoi avons-nous un tel problème dans notre société ?

L’alimentation et l’environnement apparaissent comme les causes majeures des dysfonctionnements de la thyroïde. Les produits chimiques dans l’air et dans l’eau, les radiations atomiques, la fumée de cigarette et les pesticides, tout cela inhibe les fonctions de la thyroïde. Les modes d’alimentation basés sur des produits hautement raffinés et manufacturés, avec les déséquilibres nutritionnels qui en résultent, contribuent aussi à une fonction thyroïdienne affaiblie. Les nutriments qui sont importants pour le fonctionnement de la thyroïde sont l’iode, le sélénium, la vitamine A, la vitamine D3, la vitamine B2, la vitamine B6, la vitamine B12, les bioflavonoïdes, le zinc et le fer. Ils sont en très petites quantités , s’ils ne sont pas absents, du mode alimentaire standard américain.

Qu’est-ce qui dans notre environnement peut aussi affecter la glande thyroïde ? Le nutriment principal pour le fonctionnement de la thyroïde est l’iode. Sans iode, il est impossible de fabriquer les hormones thyroïdiennes, T3 et T4. Une déficience en iode peut résulter d’une consommation insuffisante d’iode et/ou de problèmes d’assimilation (nous en parlerons un peu plus loin), d’inhibiteurs environnementaux de l’iode et de l’utilisation régulière d’eau fluorée, chlorée et bromée.

Le fluor, le chlore et le brome font tous partie de la famille chimique des halogènes tout comme l’iode. Malheureusement, ils sont tous plus réactifs, chimiquement parlant, que l’iode ce qui a pour résultat de déplacer les molécules d’iode dans le corps et provoquer ainsi des symptômes de déficience. Le fluor et le chlore sont présents dans l’eau courante, ajoutés dans un effort des agences gouvernementales de « nous protéger ». Le chlore est ajouté en tant qu’agent anti-bactérien, le fluor, sous la forme de fluorine, est ajouté pour protéger nos dents.

Malheureusement, les deux font plus de mal que de bien. Assez curieusement, les composants du fluor tels que trouvés dans l’eau potable  et la pâte de dentifrice étaient autrefois utilisés comme médicaments anti-thyroïdiens. Heureusement, nous pouvons amoindrir notre exposition aux deux et ainsi améliorer l’utilisation de notre iode et avoir des glandes thyroïdiennes en meilleure santé. En purifiant  notre eau, en évitant la consommation d’eau de la ville* et en utilisant du dentifrice non fluoré, nous pouvons réduire de façon drastique notre exposition au fluor et au chlore. Non seulement votre thyroïde sera plus heureuse mais le reste de votre corps le sera aussi. La consommation de fluor et de chlore a été associée au cancer et aussi à d’autres problèmes de santé.

* ou en utilisant un filtre à eau efficace, comme celui-ci :

filtre-a-eau-viveau

Une autre source de chlore est l’eau utilisée pour le bain ou la douche. Se doucher avec de l’eau chaude non filtrée de la ville, peut entrainer une charge encore plus importante de chlore qu’en la buvant. C’est parce que les vapeurs de chlore sont libérées sous l’action de la chaleur et sont  absorbées directement par les poumons lorsque nous respirons. Installer  un filtre pour la douche ou un système filtrant pour toute la maison est un moyen facile de prévenir l’inhalation de chlore en excès. Assurez-vous de changer les filtres régulièrement.

Les piscines et les jacuzzi sont une source d’exposition au brome et au chlore. Les jacuzzi comme les douches sont plus un problème que les piscines à cause de l’évaporation et de l’inhalation. Nous en absorbons aussi un peu à travers la peau. Si vous possédez votre propre jacuzzi ou piscine, pensez à la possibilité d’investir dans un ozonateur comme autre système de purification de l’eau. Il existe aussi des systèmes de filtration qui utilisent le sel. Lorsque vous nagez ou vous relaxez dans une eau chlorée, assurez-vous de vous doucher immédiatement après pour diminuer l’absorption de chlore ou de brome au travers de la peau. (…)

 

Suite de l’article : partie 2

 

Nadège

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