Manger cru vegan depuis longtemps et faire un AVC/infarctus (témoignage) : pourquoi l’alimentation vivante n’est pas toujours saine

Réponse : La manière de pratiquer ce mode alimentaire !

Voici un entretien qui pourrait être utile à nombre de personnes… hélas il est en anglais, non sous-titré en français. Par conséquent je vais essayer d’en extraire le plus intéressant, au fil de l’échange, de façon à vous en apporter l’essentiel. Cet entretien a été mené par Jon Kohler, bien connu des anglophones du mouvement vegan qui interroge un homme ayant été végétalien, majoritairement cru pendant 16 ans.

(J’insiste sur le fait que l’entretien étant un peu long -à traduire ;-) – j’en ai raccourci et concentré certaines parties et phrases tout en tentant d’en conserver la « substance »… Les chanceux anglophones pourront profiter de la totalité en écoutant la vidéo).

Jon Kohler - David

Alors, allons-y :

Jon KohlerNous sommes ici en 2015 au Woodstock Fruit Festival à New York et j’y ai rencontré de nouveaux amis mais aussi des anciens dont mon ami David ici présent que je connais depuis 1999 l’ayant rencontré à de nombreux évènements « Crus ». Après avoir pratiqué l’alimentation végétale crue depuis maintenant 16 ans, il a subi un gros problème de santé qu’aucun d’entre nous ne souhaiterait ! Beaucoup de gens pensent que parce qu’ils sont végétaliens ou « raw vegan » ils sont immunisés contre la maladie. Je veux donc le laisser vous raconter son histoire pour comprendre. Donc David, que s’est-il passé ?

David – Eh bien j’ai subi un A.V.C. et heureusement ça n’était pas trop grave mais quand j’ai été examiné pour constater ce qui n’allait pas il  s’est avéré que j’avais un problème pour marcher.

Tout-à-coup ma jambe droite ne fonctionnait plus correctement… et pour faire court, j’ai eu un CAT scan et un IRM de mon cerveau, choses que j’aurais normalement souhaité éviter, particulièrement le CAT scan.  Et il indiqua que j’avais récemment subi un AVC qui, heureusement, ne m’avait pas paralysé ni causé de problèmes majeurs, mais il indiqua aussi que j’avais eu plusieurs précédents infarctus et des tissus cérébraux détruits dont ils ne pouvaient pas déterminer la date.

Mais il y en avait plusieurs et ça m’a choqué et m’a conduit à ré-évaluer mon programme de santé. Ce que j’avais fait depuis 1999, mais aussi avant cette époque pour en arriver à cet événement actuel.

 

AVC

J.K. – Oh ! Un AVC,  plusieurs infarctus, une distribution sanguine perturbée qui peut provoquer différents troubles…. C’est beaucoup…. Donc, mes amis, je peux vous encourager à manger végétal, mais manger végétal ne suffit pas, comme nous l’apprenons de David. Il partage ce qu’il a appris depuis et qu’il applique pour que cela ne se reproduise plus. Je défends personnellement l’alimentation végétale, crue au maximum, comme David… Il a identifié 4 raisons majeures ayant conduit à ce qui lui est arrivé.
On va aborder la première raison : le stress.

 

David – Oui, en effet. C’est ce qui m’a été confirmé par tous les praticiens consultés. Qu’ils soient du domaine allopathique, naturopathique et autres. J’en ai consulté un certain nombre dans tous les domaines alternatifs… J’avais deux jeunes enfants, une compagne et je voulais être présent pour eux. J’ai vraiment investigué très sérieusement. Et un naturopathe m’a avoué que si je n’avais pas été crudivore et végan je serais déjà dix pieds sous terre. Et il était très sérieux… Ce choix alimentaire avait amélioré l’état de mon sang.

 

J.K. - Vous qui écoutez cette vidéo,  essayez de changer votre alimentation… sinon pour éviter un problème  mais du moins pour en diminuer la gravité. Mais revenons au stress. Quel que soit votre mode alimentaire, végan ou pas, cru ou pas, le stress est dévastateur et vous devriez trouvez des méthodes pour le gérer…

 

David – Mon ami Dean Ornish a écrit un livre dans lequel il évoque ce problème et ma vie était chargée en stress, comme beaucoup de personnes. Chacun le gère différemment et il faut savoir de quoi on parle.Le stress en lui-même n’est pas forcément « mauvais ». C’est le stress chronique qui l’est.

Momentané (le « combattre-ou-fuir ») il est le plus souvent utile et bénéfique, mais il n’est pas supposé durer en imposant une production permanente d’hormones qui épuiseront l’organisme. L’objectif est de ramener au plus vite l’homéostasie du corps. Et votre cerveau peut faire un incroyable travail dans ce sens (ou dans l’autre... ;-) ).

Le yoga, la méditation (quelle que soit la forme qu’elle peut prendre pour vous), ce qui permet de vous distancer des problèmes extérieurs, de vous relaxer, au moins par moments. C’est ce dont il est question : « gérer son stress ». Chacun a son opinion sur le sujet, mais le dénominateur commun à toutes sortes de problèmes de santé est sans nul doute le stress non ou mal géré.

Ce que m’a confirmé une amie, médecin en médecine énergétique chinoise à Pékin, qui l’a observé dans sa pratique. Un patient peut avoir tous les signes d’une parfaite santé « physiologique », tous les indicateurs ayant été parfaits pendant des années et soudainement subir de graves problèmes, semblant venir de nulle part… sauf d’un stress envahissant qui finit par faire brutalement son œuvre en détraquant toute la machine. Un problème majeur étant que notre esprit ne fait pas du tout la différence entre un danger réel et un danger imaginaire… la réaction hormonale sera la même !  Et les dégâts physiologiques aussi…

 

A ce moment de l’entretien, le téléphone portable de David sonne ! Il explique alors que, n’étant pas très doué pour s’arrêter de lui-même dans la journée afin de faire des pauses de détente, il l’a réglé de façon à lui rappeler trois ou quatre fois au cours de la journée que, quoi qu’il est en train de faire, c’est le moment de stopper et de se détendre…. (Voilà une utilisation intelligente de la technologie moderne :-) ).

 

J.K.Que voilà une bonne idée ! S’arrêter et être dans la gratitude, que je vis le plus possible dans mon quotidien.

Rien n’est jamais aussi dramatique qu’on le pense, en dépit du problème à surmonter, financier, émotionnel, familial. Vous êtes encore en vie, vous pouvez commencer à faire une différence dès aujourd’hui. Ce que je veux souligner c’est que la nourriture n’est qu’un aspect des nombreux aspects de la santé : dormir suffisamment, faire assez d’exercice (la marche peut suffire !), prendre le soleil (même d’hiver… c’est-à-dire « s’aérer » !). Tout est important.

Et tout le monde est confronté au stress. La clé c’est la façon dont vous y répondez. Votre conjoint, ou vos enfants (ou qui que ce soit)  peut faire quelque chose que vous réprouvez, qui vous perturbe et vous allez vous révolter, crier, combattre ou vous allez vous dire : Ok, rien de grave, c’est ainsi… puis-je faire quelque chose pour améliorer les choses ? Je le fais, et si non : à quoi bon m’énerver ? ça ne changera rien (à part abimer ma santé) ! Des familles se détruisent de cette façon.

 

David – Combien de choses pouvons-nous imaginer de la pire des façons, qui ne se produisent jamais ? Et c’est fait au détriment de notre santé.

 

J.K.Et toi David tu es devenu vegan, cru, il y a environ 15 ans et la majorité d’entre nous, à moins d’être nés dans une famille végane et d’avoir toujours eu une alimentation « pure », nous arrivons à ce mode alimentaire avec un bagage, un passé qui peut ne pas être très favorable. Nous en gardons les traces. Beaucoup oublient ça.

 

 

2ème raison: alimentation dans l’enfance

David – En effet. De nombreuses personnes arrivent dans le mouvement « raw vegan » ou l’hygiénisme, ou quelqu’autre mouvement dans le même sens parce qu’elles ont des problèmes de santé. Pour ma part, ce problème de santé m’a « obligé » à toute une batterie de tests qui ont mis en lumière un déséquilibre énorme en acides gras omégas (quelque chose comme 16:1 en oméga 6:oméga 3, alors que les populations dites en « bonne santé » ont généralement un ratio moyen autour de 3:1). Il est bon d’avoir des omégas 6 mais c’est l’équilibre qui importe, car ils sont hautement inflammatoires.

 

J.K.Mais David est-ce que ce problème est arrivé avant ou après avoir pratiqué le mode alimentaire végétalien cru » ?

 

David – C’est une question intéressante. Mais laisse-moi te raconter. Quand c’est arrivé, j’ai contacté mon ami et « gourou » en la matière, T. Colin Campbell qui promeut une alimentation végétarienne et m’a dirigé vers un spécialiste très connu dans le domaine de la cardiologie, le Dr Caldwell Esselstyn, ex-chirurgien cardiaque désormais en retraite mais très actif pédagogiquement parlant (quantités de vidéos et conférences sont accessibles sur Internet, outre ses livres).

De la même génération, de culture familiale à peu près identique (carnivores et nourris aux produits laitiers !) ils sont un jour entrés en contact car tous les deux en étaient arrivés, par des voies différentes, au constat que l’alimentation jouait un rôle pas unique certes, mais énorme, dans la santé. Peu de temps après que j’ai contacté Colin Campbell, le Dr Esselstyn m’a téléphoné et m’a demandé : « mais si vous êtes vegan maintenant, vous étiez carnivore dans votre enfance, tout comme l’ont été vos parents… donc c’est dans votre enfance que vous avez préparé votre état de santé pour l’AVC » .

Il m’a raconté avoir autopsié des enfants très jeunes, morts de toutes sortes de causes et des jeunes soldats de 17 ou 18 ans qui présentaient déjà des signes de sérieux  troubles cardio-vasculaires. Tous alimentés selon les habitudes occidentales courantes… Mais il faut savoir que quel que soit soit l’âge auquel vous changez (en mieux) votre alimentation, quel que soit votre problème de santé, aussi longtemps que vous respirez il y a de l’espoir !

Les Pr Campbell et Dr Esselstyn ne préconisent pas forcément le cru total mais surtout le végétal, rien d’animal, aucune sorte d’huile, et certains trouvent ça ridicule en avançant les avantages proclamés de la diète méditerranéenne qui, elle, utilise de l’huile… mais les gens la pratiquant ont aussi des crises cardiaques, probablement moins toutefois que ceux qui mangent de la viande ou du bœuf chaque jour, ou des fritures !

 

 

3ème raison : les graisses

J.K. - On va parler des graisses qui peuvent être trop consommées dans un régime végétalien cru : les huiles, les oléagineux (noix, graines)….

 

David – Comme je vous l’ai dit le gros problème qui est apparu lors de mes examens, c’est le déséquilibre énorme de mes acides gras. Si vous faites des recherches sur Internet on vous dit que pour avoir suffisamment d’omégas 3, vous devez manger du poisson, mais thérapeutiquement vous pouvez les obtenir à partir des graines de chia, en premier puis de lin (fraîchement moulu), pas de l’huile de lin (!), mais aussi un peu des graines de chanvre (qui, elles, sont parfaitement équilibrées en oméga 3 / oméga 6).

 

J.K.C’est intéressant d’entendre ton témoignage car moi aussi j’avais été testé et même si j’étais suis plutôt mieux que la majorité, mon niveau d’oméga-6 avait tendance à être trop élevé malgré mon alimentation végétale crue. On ne pense pas aux graines de sésame, au tahin, et à tous les autres oléagineux (courge, tournesol…) que nous avons tendance à manger trop souvent. (Attention aux quantités utilisées dans les sauces, les tartinades et autres « gourmandises » quotidiennes).

 

David – J’ai complètement arrêté ma consommation et noix et graines jusqu’à ce que j’ai « nettoyé » mes vaisseaux sanguins. Le ratio américain moyen actuel est de 20:1 (oméga-6:oméga-3), par rapport aux japonais d’Okinawa par exemple dont le ratio est de 3:1 ou même de 1:1, ce qui est complètement fou !

Après quelques 4 mois, j’étais passé de 16:1 à environ 4:1 en ayant stoppé complètement toutes les huiles, tous les oléagineux, excepté pour environ 1 c. à soupe de graines de lin (moulues) ou de chia chaque jour. Le meilleur pour obtenir les omega-3 nécessaires c’est de s’en tenir au niveau le plus bas dans la chaîne alimentaire (donc sûrement pas les poissons…) et si vous vous tournez vers les algues (dont les extraits huileux sont devenus un gros marché juteux) choisissez une marque qui n’utilise pas d’hexane pour l’extraction et qui est la plus « saine » possible… et un autre problème dans mon alimentation concerne les sucres. Non pas que j’en consommais mais je consommais des fruits…

 

 

4ème raison: les sucres

J.KVoilà un autre aspect du régime végétalien cru qui est très controversé. J’ai moi-même consommé beaucoup de fruits. Je suis passé de 2 à 3 repas de fruits sucrés par jour à un seul puis à plutôt des baies, qui sont moins sucrées. Et j’ai finalement compris qu’il valait mieux les remplacer par des légumes et des verdures. Alors, David, quel est le problème avec les fruits et le sucre aujourd’hui et quelle est ton expérience ?

 

David – Tu as raison, c’est un sujet très controversé celui des fruits. Parce que les problèmes cardio-vasculaires ne relèvent pas seulement des graisses mais des graisses et des sucres.

Or le problème des fruits c’est que de nos jours ils ont été au fil des décennies tellement hybridés que leur contenu en sucre a explosé ! Je ne parle pas de l’hybridation qui se produit naturellement mais de celle qui a été « manipulée » par l’Homme, pour permettre un transport plus facile, une conservation plus longue, une saveur sucrée maximum, etc…

Si vous pouvez trouver des fruits sauvages ou complètement naturels, frais cueillis, c’est le meilleur choix : les petites fraises des bois par exemple n’ont rien à voir, ni en goût ni en résultat-santé, avec les grosses fraises bien rouges et très sucrées des marchés conventionnels. Ces fruits sauvages, sont riches en anti-oxydants bénéfiques. La pire association pour la santé c’est trop de graisses (et la limite est vite dépassée) et trop de sucres (le fructose de ces fruits hybridés est dévastateur).

 

J.K. – En quoi ces sucres de fruits ont joué un rôle dans tes problèmes de santé ?

 

David – Je ne suis pas spécialiste et je ne sais pas si quelqu’un l’est vraiment, mais quand je suis devenu végétalien cru (raw vegan) j’étais plutôt « fruitarien », mangeant majoritairement des fruits et ce n’est certainement pas la bonne voie, en tous cas pour moi. L’interaction entre les graisses, qui étaient trop élevées, et les sucres des fruits ont pu causer les plaques dans mes artères et abouti aux problèmes que j’ai eus.

 

J.K.Donc récapitulons. Vous pouvez, comme David, travailler dur à changer votre terrain pour l’améliorer.

Première chose : le stress, ensuite problèmes pré-existants (alimentation depuis l’enfance) à corriger en changeant d’alimentation, puis les graisses (Il serait important de se faire tester pour savoir à coup sûr où vous en êtes de votre ratio d’acides gras, sinon vous pouvez être très loin de le soupçonner, de même pour la B12, la vitamine D !), les fruits (nous aimons tous les fruits… moi aussi mais je suis passé de 3 repas par jour de fruits à un seul – et provenant de mon jardin- et encore pas toujours, en préférant les remplacer par des légumes)…

Augmentez absolument votre consommation de VERDURES, beaucoup de feuilles vertes chaque jour. Quelles sont les feuilles vertes que tu consommes actuellement pour inverser ton état de santé ?

 

David – Question intéressante ! Le Dr Esselstyn conseille à ses patients, comme moi, de manger des feuilles vertes, crues ou légèrement cuites à la vapeur, jusqu’à 5 à 6 fois par jour… pour que le corps « baigne » en permanence toute la journée dans les anti-oxydants et nutriments qu’apportent ces verdures.

Par ailleurs quand vous diminuez vos apports de fruits et consommez plus de verdures vous subissez une chute importante dans votre apport calorique et vous devez y être attentif car vous n’allez pas pouvoir en consommer des tonnes. Je pense qu’il n’y a rien de mal à consommer des pois chiches germés (cuits … plus les légumineuses sont grosses plus le temps de cuisson est long pour éviter le problème des lectines : les lentilles germées peuvent être bonnes en 5 à 8 minutes de cuisson), un peu d’avoine (on en trouve germée et sans gluten) de temps à autre… mais si vous voulez augmenter l’apport calorique vous devrez consommer un peu de légumineuses. Vous n’avez pas besoin d’être à 100% cru, il suffit de s’en rapprocher...

Bien sûr vous pouvez consommer un peu de graines (tournesol ou autres), des fruits, les moins sucrés les mieux, mais nous ne sommes pas supposés consommer des pâtés de graines à la louche, ou des gâteaux très riches en oléagineux comme le font trop d’adeptes de l’alimentation végétale crue, sauf évidemment de temps à autre.

 

J.KJ’aimerais que mes parents mangent comme David. En effet, vous pouvez consommer des haricots et autres légumineuses quand vous diminuez les fruits.

 

David – Je soutiens absolument le végétalisme cru. Je pense que c’est la meilleure façon de faire quand c’est fait correctement. Je voudrais mentionner une autre personne que j’admire. Il s’agit du Dr Fred Bisci qui a largement dépassé les 80 ans et est végétalien cru depuis des décennies, a écrit des livres sur le sujet et est toujours très actif.

 

J.K.Personnellement je pense que les verdures sont préférables aux fruits. Et si vous pouvez planter des arbres fruitiers dans votre jardin c’est très bien mais vous pouvez aussi faire pousser des quantités de verdures ! (Et n’oubliez pas les cueillettes sauvages – gratuites de surcroit- pour ceux qui n’ont pas de jardin).

 

David – Oui, je pense que les légumes sont les plus importants, mais les verdures le sont encore plus. Le kale, par exemple, toutes les variétés de kale. Plus le vert est foncé, mieux c’est ! Toutes les variétés de choux, les blettes, la roquette (1ère place sur le podium !), toutes les feuilles vertes sauvages (comestibles évidemment ;-) ) : orties, mauves, pissenlit, stellaire et tant d’autres.

Pour ceux qui n’en connaissent pas l’intérêt qu’ils « google » le mot oxyde nitrique pour voir son intérêt trouvé dans les verdures et dont le plus important affecte la circulation sanguine. Certains aliments ont un talent particulier pour fabriquer cet oxyde nitrique tellement important pour tous (mais tout particulièrement pour les athlètes de haut niveau, dont certains consomment à cet effet du jus de betterave qui en fournit aussi, mais sa richesse en sucre fait que sa consommation ne peut être justifiée que parce que la dépense physique va suivre !), et les verdures (surtout la famille des roquettes) en font partie. Il y a aussi les épinards (mais attention : pas trop en raison de l’acide oxalique).

 

J.K.Oui, toutes les verdures sont à privilégier, mais l’important est de les faire tourner. Ne pas consommer toujours les mêmes. Varier au maximum, intervertir, pour profiter des qualités de toutes et réduire l’inconvénient éventuel de certaines. Vous avez vu l’alimentation actuelle de David qui est totalement végétalien, majoritairement cru mais pas totalement. C’est ce qui convient à son état de santé actuel. Si vous vous trouvez dans un même problème vous pouvez vous en inspirer. Vous n’avez pas à copier exactement, c’est à chacun de trouver ce qui lui convient, en fonction de son état.

 

David – Oui, je pense que mon alimentation m’a définitivement sauvé la vie mais je ne sais pas ce qu’il en aurait été autrement… Je suis convaincu que l’alimentation végétale majoritairement crue est la meilleure, pour moi, pour des tas de raisons. J’aimerais être totalement cru, mais il s’avère qu’ayant éliminé toutes les graisses (excepté pour ce qui est du chia et des graines de lin) sur les conseils de mes mentors, je me suis trouvé confronté au problème des calories. Les gens parlent des 80/10/10 mais ne parlent pas des calories. C’est pourquoi j’ai ajouté des légumineuses, comme je l’ai mentionné précédemment, : toute la gamme des haricots secs, en alternance, deux fois par jour, des lentilles, toutes sortes de variétés. Pour les calories, pas pour les protéines puisqu’il y en a en quantité dans les verdures.

 

J.K.Et que manges-tu en général chaque jour, comment s’organisent tes repas ?

 

David – Je commence par exemple le matin avec de l’avoine, toujours des grains entiers, trempés toute la nuit. Ils sont devenus très tendres, donc je peux les consommer tels quels ou légèrement cuits, accompagnés d’une belle portion de verdures (crues et/ou cuites). En milieu de matinée une autre portion de verdures. Le midi à nouveau : verdures crues avec d’autres légèrement cuites rapidement à la vapeur. Encore une fois en milieu d’après-midi et enfin le soir. A ces plats j’ajoute selon les jours les légumineuses indiquées précédemment. J’ai découvert des quantités de verdures dans les marchés chinois, des verdures dont je n’avais jamais entendu parlé !

Actuellement j’augmente la quantité de cuisson-vapeur pour augmenter ma prise de calories en consommant plus (le cru est plus rassasiant et on en consomme moins en volume que lorsque c’est cuit !), surtout avec les autres légumes que j’ajoute au cours de la journée, courgettes, courges diverses, betteraves, carottes… tous les légumes que vous pouvez imaginer.

Quand je prends des fruits c’est plutôt des baies (moins sucrées que les autres fruits) et plutôt le matin, environ une tasse (25 cl), quelques fois en milieu de journée.

Donc vous pouvez être végétalien majoritairement cru et avoir une crise cardiaque, si vous ne mangez pas ce qu’il faut… évidemment ça n’arrive pas quand vous êtes jeune. Moi, j’ai 70 ans et les effets négatifs d’une alimentation s’accumulent avec les années (quel que soit d’ailleurs votre mode alimentaire). Donc soyez informé, faites des tests sanguins pour vous assurer que ce que vous faites vous le faites bien, car les conséquences négatives ne seront pas forcément immédiates.

 

Conclusion

Voilà pour cette très « concentrée » traduction. J’espère que beaucoup d’entre vous pourront profiter de l’entretien original en anglais, qui contient évidemment un peu plus de détails. Mais l’essentiel est traduit je crois.

Pour vous aider à consommer plus de verdures, si vous avez du mal à concevoir la manière d’en ajouter à vos menus quotidiens, autant que David l’a fait , je vous suggère de vous intéresser aux programmes proposés par Nadège pour vous mettre plus facilement sur les rails.

Vous serez accompagné(e), aidé(e), soutenu(e).

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