Mammographie ou palpation ? Avis d’un oncologue

 

Young topless woman doing breast self-exam (BSE). Checking up breast changes, possible lumps, distortions or swelling.  Breast cancer awareness.

Le moins que l’on puisse dire c’est que la parution de cet article et son partage sur notre page Facebook n’a pas laissé indifférent !

Déjà plus de 355 partages et de nombreuses réactions enthousiastes ou au contraire indignées. Il y a ceux qui sont contentes/contents que l’on ose enfin parler d’une technique qui ne devrait plus être aussi systématiquement pratiquée et ceux/celles qui trouvent honteux que l’on puisse remettre en question ce (soit-disant) moyen de dépistage.

Loin de moi l’idée d’aller à l’encontre du dépistage comme on me l’a reproché. Parlez des maladies qui peuvent nous toucher est bien évidemment le meilleur moyen de faire prendre conscience à de nombreuses personnes que « non, cela n’arrive pas qu’aux autres ».

Mais pour autant, doit-on encourager des pratiques douloureuses, souvent dangereuses qui (lorsqu’on se donne la peine de creuser un peu) sont plus profitables d’un point de vue financier à ceux qui en sont à l’origine que d’un point de vue sanitaire à ceux à qui elles sont destinées ? 

Certains « criant » aux propos alarmistes ou même aux mensonges, j’ai pensé qu’il pouvait être intéressant de rapporter ici l’avis d’un oncologue bien établi aux Etats-Unis, ayant une clinique dans laquelle il utilise le meilleur des techniques modernes et des techniques/pratiques naturelles. Nous avons déjà parlé du Dr Thomas Lodi à de nombreuses reprises depuis des années sur notre blog car nous apprécions énormément sa démarche et sa façon de soigner.

 

Commençons d’abord par présenter le Dr Thomas Lodi pour que vous sachiez exactement qui il est pour avoir cet opinion.

Thomas Lodi pratique la médecine depuis plus de 28 ans. Avant de fréquenter l’école de médecine, il a exercé la profession de psychologue clinicien, période pendant laquelle il était directeur des services psychologiques pour un établissement de 240 lits à Hawaii. Après avoir obtenu son diplôme de la faculté de médecine de l’Université d’Hawaï en 1985, le Dr Lodi a été chercheur clinicien au Collège des médecins et chirurgiens de l’Université Columbia à New York, où il a également suivi une formation en médecine interne. De 1991 à 1996, le Dr Lodi a été nommé instructeur de médecine clinique à l’école de médecine de l’Université de Hawaii.

Pendant les dix premières années de sa carrière en médecine, le Dr Thomas Lodi a travaillé dans des contextes conventionnels en tant que spécialiste en médecine interne, médecin de soins d’urgence et intensiviste dans les services de soins intensifs de divers hôpitaux. Par la suite, le Dr Lodi a poursuivi sa recherche sur des traitements anticancéreux plus efficaces et moins toxiques en s’entraînant dans le monde entier, du Japon à l’Europe, en passant par le Mexique et les États-Unis.

Bien qu’il rencontre parfois des patients souffrant de divers problèmes de santé, le Dr Lodi a limité son champ de pratique au cours des 12 dernières années, grâce à une formation spécifique et à une vaste expérience de l’oncologie intégrative (soins des personnes atteintes de cancer).

Le Dr Thomas Lodi est membre d’associations professionnelles de médecine conventionnelle ET alternative afin de rester au courant de toutes les avancées dans le domaine de l’oncologie, dans l’intérêt de ses patients.

Il a une formation en médecine homéopathique (État de l’Arizona) et en médecine allopathique (État de New York). Le Dr Lodi siège au conseil consultatif scientifique de la Fondation de recherche immunogène (IMREF), au conseil consultatif médical de la fondation Elka Best et est un membre actif de la Société américaine d’oncologie clinique (ASCO). Le Dr Lodi est également instructeur en thérapie de potentialisation de l’insuline et certifié en thérapies d’oxydation et de chélation.

Le Dr Thomas Lodi a été cité et y présente son avis sur le jeûne et les jus dans le livre « The Complete Idiot’s guide to Juice Fasting » (le guide des nuls du Jeûne aux jus) par Steven Prussack.

 

Le Dr Thomas Lodi partage donc maintenant son temps son temps entre :

  • An Oasis of Healing en Arizona qu’il a fondé en 2005 à l’époque où les centres de santé pour les patients atteints de cancer, associant médecine conventionnelle et médecine alternative, étaient rares. 
  • ACESIS LIFE Integrative Oncology à Bangkok.

 

Ce qui fait du Dr Lodi un révolutionnaire dans le secteur de l’oncologie, c’est que, au lieu de laisser les patients se sentir impuissants face aux traitements, il les éduque afin qu’ils puissent comprendre la capacité naturelle du corps à se guérir tout en participant à son programme de soins basés sur une alimentation saine composée d’aliments complets et biologiques, des techniques de nettoyage interne et émotionnel. Il croit que la vraie mission des médecins est d’enseigner aux patients comment arrêter de contracter des maladies. Il conseille donc à ses patients d’adopter des changements en matière de nutrition et de mode de vie. Le fondement de ce qu’il pratique réside dans le respect absolu de la nature. 

 

Passons maintenant à son avis sur la mammographie.

Vous trouverez l’original de cet article ici sur son site.

 

Passons en revue les avantages et les inconvénients de la mammographie par rapport à la palpation mammaire.

La forme non invasive de cancer du sein la plus répandue est considérée comme le stade 0 et est connue comme le CCIS (carcinome canalaire in situ ou carcinome intra-canalaire). Cet article expliquera pourquoi un auto-examen des seins est si important par rapport à une mammographie.

Ce problème de santé présente un risque extrêmement faible d’évolution vers un cancer du sein , de sorte que seulement 1 à 2,6% de femmes présentant un CCIS décèdent d’un cancer du sein invasif en 8 à 10 ans.

Dans la mesure où l’incidence des CCIS a augmenté de 500% depuis l’avènement de la mammographie, on pourrait réfléchir à deux fois avant de passer une mammographie. En outre, 10 à 15% des femmes passant une mammographie sont diagnostiquées avec un cancer du sein sans cancer du sein.  

Malheureusement, ces femmes ont recours à la chirurgie, à la chimiothérapie, à la radiothérapie et à tous les nouveaux «jouets» oncologiques, appelés agents de ciblage, tout aussi dangereux que la chimiothérapie standard. Ce sont toutes des procédures responsables de souffrances indicibles et d’une qualité de vie grandement dégradée.

Ce que la plupart des gens ne réalisent pas, c’est que l’auto-examen du cancer du sein est aussi efficace que les mammographies. En effet, 43% des femmes déclarent avoir détecté leur cancer du sein sans appareil de diagnostic, à domicile (18% par accident et 25% par auto-examen des seins). Les mammographies ayant également le même taux de réussite (43%), pourquoi voudrait-on se soumettre à une procédure douloureuse et dangereuse?

 

Un auto-examen du sein aide à prévenir et peut détecter le cancer du sein à un stade précoce.

Évidemment, il est très probable que la compression des tissus mammaires sensibles et la survenue de traumatismes avec pour conséquence inflammation et douleur, puis l’irradiation de ces mêmes tissus enflammés par un rayonnement ionisant extrêmement cancérigène (cause le cancer), soient responsables de l’augmentation de 500% du CCIS et en effet l’initiation de ce qui deviendra finalement un cancer du sein invasif.

Avec tout cela à l’esprit, il devient clair qu’une femme ne doit jamais se soumettre à une mammographie et qu’il serait sage qu’elle prenne l’habitude de s »auto-examiner les seins. Il s’agit du changement le plus efficace qu’une femme puisse faire dans son mode de vie, pour non seulement aider à prévenir mais aussi pour détecter le cancer du sein à un stade précoce… lorsqu’il ne s’agit encore que d’une petite grappe de cellules.

L’utilisation d’une stratégie d’échographie et de thermographie du sein en complément de l’auto-examen régulier des seins est non seulement beaucoup, beaucoup plus efficace qu’une mammographie, mais en outre, ainsi il n’y a aucun risque de provoquer la maladie même que nous essayons de découvrir, le cancer du sein.

Dr Thomas Lodi

 

Donc loin de moi l’idée de faire peur et d’empêcher le dépistage, bien au contraire ! Je trouve d’ailleurs dommage (et curieux ne trouvez-vous pas ?) que l’on apprenne pas aux femmes dès la puberté à faire un auto-examen des seins, comme on apprend finalement aux enfants à se brosser les dents !

Alors oui à la prévention mais avec des techniques sans danger à la portée de tous.

 

Comment pratiquer l’auto-examen de ses seins ?

  • Placez-vous debout devant un miroir.
  • Inspectez vos seins et vérifiez qu’il n’y a rien d’anormal ou d’inhabituel comme par exemple un écoulement par le mamelon d’un liquide ou encore de sang, l’apparition de crevasses, de fossettes, de plis, de peau d’orange ou de peau qui pèle.
  • Levez ensuite le bras droit.
  • Avec trois doigts de la main gauche, palpez le sien droit, fermement, attentivement et entièrement. En commençant par la partie externe, parcourez le sein en effectuant de petits cercles avec le bouts des doigts.  
  • Une attention particulière doit être portée à la zone entre le sein et l’aisselle (en incluant cette dernière dans l’auto-examen). Cherchez toute grosseur ou induration anormale sous la peau.
  • Terminez par le mamelon en le pressant délicatement et en vérifiant qu’aucun écoulement de se produit. 
  • Faites de même pour l’autre sein.

 

Si vous avez un doute, bien évidemment, consultez votre médecin qui pratiquera des examens supplémentaires (en espérant qu’il vous prescrira d’autres examens que la mammographie puisque c’est possible comme le dit le Dr Lodi et moins dangereux si vous avez un risque). 

 

Prenez soin de vous et n’hésitez pas à partager autour vous aux femmes de votre connaissance.

Nadège