Les 8 aliments les plus dangereux pour vos hormones

Eating dinner

 

Je peux affirmer sans beaucoup de risque de me tromper que notre équilibre hormonal est un sujet qui préoccupe nombre d’entre nous. Ce qui est probablement encore plus vrai au fur et à mesure que l’on prend de l’âge, car alors on prend encore davantage conscience de l’impact de nos hormones sur notre santé et notre bien-être général. Je peux aussi m’appuyer sur le succès de l’une de mes dernières vidéos (Équilibrer vos hormones avec ces deux recettes).

C’est pourquoi j’ai trouvé intéressant de traduire cet article écrit par Liz Moody. Peut-être qu’il vous donnera un tout nouvel éclairage sur vos problèmes de santé, peut-être qu’il ne vous apprendra pas grand chose mais il aura alors le mérite de vous confirmer ce que vous saviez déjà avec les avis de thérapeutes spécialistes en médecine fonctionnelle :

 

Nous souhaitons toutes/tous avoir des hormones équilibrées, ce qui signifie idéalement éliminer les perturbateurs endocriniens de notre alimentation. Avec cette idée en tête, nous avons interrogé certains des thérapeutes en médecine fonctionnelle les plus réputés du pays afin de connaitre exactement les aliments qui dérèglent nos hormones. 

 

Les aliments non issus de l’agriculture biologique

Vous pensez que les aliments biologiques sont trop chers ? Pensez à ce que coûtent un dérèglement hormonale à votre qualité de vie. La qualité de votre alimentation compte particulièrement leur origine. Pour ceux qui mangent encore des produits animaux, les élevages d’animaux nourris avec une alimentation non naturelle, basés sur la quantité et non la qualité « produisent » une chair animale ayant une haute teneur en en hormones, en antibiotiques, en PCB et en mercure. Ces perturbateurs endocriniens, arrivent dans votre corps et font partir en vrille vos hormones comme l’œstrogène et la progestérone. Ils dérèglent les signaux envoyés par vos hormones. Les poissons d’élevage sont particulièrement riches en PCB et en mercure, deux très puissants perturbateurs endocriniens. Faites attention aux poissons d’élevage et même au poisson sauvage d’Atlantique (donc de toute façon beaucoup sont élevés), un soit-disant aliment sain qui se trouve être tout sauf ça. Si vous tenez absolument à consommer du poisson, choisissez du poisson sauvage. Toute femme ayant des problèmes avec son cycle ou des problèmes de fertilité devrait envisager de supprimer ce type d’aliments contenant des perturbateurs endocriniens de son alimentation. 

Vincent Pedre, médecin et auteur de Happy Gut

 

Les solanacées

Nous savons tous que consommer des légumes est une bonne idée. Toutefois, en ce concentrant sur les mauvais vous pouvez entraîner de l’inflammation ce qui n’est pas l’idéal pour la santé hormonale. Je vois souvent un groupe de légumes qui, communément considéré comme sain et sans danger, provoque de l’inflammation : les solanacées.  Les pommes de terre, les tomates, les poivrons et les aubergines font tous partie de cette famille botanique. La majorité des problèmes hormonaux se situe quelque part dans le spectre de l’inflammation auto-immune, sa manifestation la plus commune étant la maladie de Hashimoto. Au lieu des solanacées, je suggère de consommer des algues comme la nori, le kelp, la kombu et la dulse. Ces super-aliments sont d’incroyables stimulants et détoxifiants des hormones thyroïdiennes.

Dr. Will Cole

 

Le sucre

L’aliment qui fait des ravages sur vos hormones c’est le sucre. Le sucre mène à des pics d’insuline, une hormone dont le travail consiste à extraire le sucre du flux sanguin et des cellules. Normalement, le corps a besoin d’un apport équilibré en sucres, en protéines et en graisses parmi lesquels choisir pour produire de l’énergie. Un corps en bonne santé avec des hormones équilibrées est capable de passer entre la métabolisation du sucre et celle des graisses. Lorsque vous avez une alimentation riche en sucre, votre taux d’insuline est chroniquement élevé jusqu’au moment où vos cellules développent une résistance. Lorsque cela arrive, votre corps se concentre davantage sur l’insuline et le fait d’assimiler le sucre et plus sur les autres hormones, entrainant ainsi un déséquilibre en œstrogène, en testostérone et en progestérone par exemple.

Eva Selhub, médecin et auteur de Your health destiny : How to unlock your natural ability to overcome illness, feel better and live longer

Le plus souvent, je vois que le sucre fait des ravages sur le système hormonal du corps. Lorsque nous consommons du sucre, y compris des aliments qui se transforment en sucre (comme les hydrates de carbone), de l’insuline est libérée pour équilibrer le sucre sanguin en gérant où et comment le glucose est stocké dans le corps. Cette réponse hormonale est merveilleuse pour gérer l’apport occasionnel de sucre et de glucides mais face à une alimentation riche en ces aliments (comme l’alimentation classique américaine), le corps est obligé de surproduire de l’insuline afin de maintenir l’équilibre glycémique. Lorsque ce type d’alimentation est consommé pendant un certain temps, le corps peut éventuellement devenir résistant à l’insuline, ce qui diminue ces effets sur la gestion de la glycémie et provoque souvent un déséquilibre avec d’autres hormones comme le cortisol, la progestérone et l’œstrogène.

Frank Lipman, médecin

 

La chair animale issue d’élevage intensif

Il y a 7 hormones (testostérone, propionate, acétate de trenbolone, estradiol, zeranol, progestérone, acétate de mélengestrol et somatotropine bovine) qui sont utilisées dans l’industrie alimentaire de la production de viande, d’œufs et de produits laitiers qui perturbent fortement les taux d’œstrogènes humaines. En 1999, le European Union’s Scientific Committee for Veterinary Measures Relating to Public Health a déclaré dans un communiqué de presse que 6 hormones de croissance communément utilisées ont le potentiel de « provoquer des effets carcinogènes, neurobiologiques, immunologiques, immunotoxiques, génotoxiques, développementaux, endocriniens », ajoutant que « même une exposition à de faibles taux de résidus dans la viande et sous-produits de la viande présente des risques et aucun seuil ne peut être établi pour aucune des six substances ». L’Union Européenne a d’ailleurs interdit les importations de viande de bœuf américaine en raison de préoccupations scientifiques concernant les hormones.

Joel Kahn, médecin et auteur de Your Whole Heart Solution

 

Le pain blanc

Le pain blanc fait des ravages sur toutes les hormones du corps. Le gluten plus le sucre augmentent l’inflammation dans le corps ce qui crée du stress au niveau des glandes surrénales (et par la suite au niveau de la thyroïde et des gonades) et sur l’auto-immunité. Cela entraîne une dysrégulation de l’axe hypotalamo-hypophyso-hormonal, une diminution de la production d’hormones au niveau des surrénales, de la thyroïde et des gonades à cause du stress et une auto-immunité accrue au niveau de ces glandes.

Evan Hirsch, médecin et auteur de Fix Your Fatigue

 

Les produits laitiers

Les produits laitiers agissent à divers niveaux pour perturber l’équilibre hormonal. Ils peuvent être irritants pour les intestins, inflammatoires et s’il s’agit de lait de l’agriculture conventionnelle, ils peuvent être très riches en résidus antibiotiques et hormones de croissance bovine. Un des signes que les produits laitiers perturbent vos hormones c’est lorsque vous avez de l’acné. En fait, si vous avez de l’acné de quelque sorte, essayez de passer à une alimentation sans produits laitiers. Votre dermatologue peut nier le fait que les produits laitiers ont un rapport avec votre acné. Mais cela ne coûte rien d’essayer de ne pas consommer de produits laitiers pendant un mois et de voir qui a tort ou raison !

Ellen Vora, médecin

 Le lait contient en abondance une hormone de croissance appelée IGF-1. Trop de cette hormone entraîne de l’inflammation et un pic d’insuline qui pousse le foie à produire encore plus d’hormones de croissance. Un excès d’IGF-1 peut entraîner une augmentation du risque de diabète et une augmentation des triglycérides. Les produits laitiers poussent la peau à produire plus de sébum qui crée pores bouchés et acné.

Tiffany Lester, médecin et directrice de Parsley Health SF et créatrice du programme The Unconscious Workout

 

L’alcool

Lorsque je travaille avec un patient sur son équilibre hormonal, le premier pas que nous faisons est d’éliminer l’alcool pour un temps. Toute personne qui sort une fois par semaine et boit quelques cocktails sait que cet alcool interfère avec le cerveau et peut entraîner une interférence avec l’hypothalamus et la glande pituitaire, soit les parties du cerveau qui signalent à votre corps lorsqu’il doit produire des hormones.

Nos hormones sont tellement régulées que même une perturbation temporaire dans leur production peut avoir des conséquences dramatiques. L’alcool réduit la production de testostérone entraînant une baisse d’énergie chez la femme comme chez l’homme ainsi qu’une baisse de la fertilité chez l’homme. Il augmente les sécrétions d’insuline entraînant une dérégulation de la glycémie. La consommation régulière d’alcool peut aussi augmenter les taux de cortisol, entraînant un stockage plus important de la graisse au niveau du ventre et une incapacité à gérer les facteurs de stress quotidiens. La bonne nouvelle est que même un mois sans alcool peut vous aider à restaurer votre fonction hormonale. 

Dr. Meagan Purdy

 

Le soja

Le soja peut faire des ravages sur vos œstrogènes parce qu’il agit comme les œstrogènes (phyto-œstrogènes) et empêche donc les œstrogènes normaux de se lier aux récepteurs et perturbe diverses autres hormones en raison d’un taux élevé d’œstrogènes, comme une diminution de la testostérone, et inhibe la fonction thyroïdienne en « facilitant » la production de globuline (une hormone qui se lie avec l’hormone thyroïdienne). Les symptômes courants associés avec un taux d’œstrogènes élevés chez les femmes incluent des menstruations irrégulières, l’enflure et la sensibilité des seins,  l’incapacité à perdre du poids, des problèmes de sommeil, des sautes d’humeur et peu d’énergie. Chez les hommes, cela peut se manifester par un dysfonctionnement érectile, une gynécomastie (croissance du tissu mammaire) et de l’infertilité.

Les œstrogènes agissent aussi comme une hormone de croissance,  divers symptômes et risques de maladie sont liés à des niveaux élevés tel que le cancer (en particulier ceux qui sont sensibles aux hormones comme le cancer du sein ou de la prostate), un gonflement des seins, un gain de poids et des menstruations abondantes (dues à un revêtement de l’endomètre plus épais). Le soja est également l’une des cultures les plus génétiquement modifiées c’est-à-dire qu’il est chargé en pesticides toxiques pouvant entraîner un déséquilibre hormonal.

Dr. Serena Goldstein

 

Je vous invite à lire également cet article sur les perturbateurs endocriniens : 14 produits chimiques courants qui perturbent vos hormones

 

Nadège