Les 10 erreurs les plus courantes pour stabiliser le taux de sucre

Les déséquilibres de la glycémie sont à l’origine de beaucoup de troubles  : perturbation de l’énergie, problème de poids, fringales et dysfonctionnement des fonctions cérébrales.

Ces montagnes russes de sucre dans le sang peuvent en outre complètement perturber la production des hormones thyroïdiennes, de votre insuline, de votre cortisol et de la leptine (une hormone digestive) et faire de vous une personne fatiguée, même épuisée, irritable et constamment en manque de sucre. C’est un cercle vicieux.

Même les personnes les mieux intentionnées peuvent inconsciemment perpétuer le déséquilibre glycémique à cause des aliments qu’elles consomment ou ceux qu’elles ne consomment pas, régulièrement, sans parler des aliments dits sains qui exacerbent ces problèmes de santé.

A partir des constations de William Cole, thérapeute en médecine fonctionnelle, après des années à voir des personnes aux prises avec un déséquilibre glycémique, voici les erreurs les plus courantes rencontrées :

 

1. Manger trop de fruits.

Les fruits entiers peuvent constituer une excellente collation sucrée, mais ils contiennent toujours des sucres tels que le fructose, ce qui peut causer des problèmes aux personnes souffrant de problèmes de glycémie.

Si vous mangez constamment des fruits toute la journée, votre corps les reconnaît toujours comme du sucre, quelle que soit sa source.

Je ne dis pas que vous ne pouvez pas avoir de fruits du tout, mais veillez à limiter les fruits riches en fructose ou à haut indice glycémique, surtout si vous avez des difficultés à équilibrer votre glycémie ou si vous ressentez que cela peut être le cas. Privilégiez les fruits à faible teneur en fructose comme les baies. Ceux-ci offrent tout de même de grands avantages nutritionnels lorsqu’ils sont consommés en deux ou trois petites portions par jour.

L’idéal, si vous avez un terrain fragile au niveau de la glycémie ce qui est mon cas*, est de consommer peu de fruits, encore moins sous forme séchée qui est très concentrée en sucres, et de les associer aussi souvent que possible avec des verdures. C’est pourquoi tous les fruits que je consomme dans la journée (en général 2 à 3 fruits maximum) sont réunis dans mon smoothie vert et qu’il constitue mon premier repas de la journée.

Commencez la journée par un boisson ou un repas alcalinisant est le meilleur moyen de réguler sa glycémie. 

*Je suis issue d’une longue lignée de diabétiques insulino-dépendants et sans avoir de problème grâce à une alimentation attentive, je sens que le sucre sous toutes ses formes est déclencheur chez moi de troubles de toutes sortes.

 

2. Consommer les mauvais sucrants « naturels ».

Avec la prise de conscience croissante des effets du sucre sur notre santé, il existe de plus en plus d’options sur le marché des sucrants naturels.

Cependant, toutes les options ne sont pas égales. Par exemple, le sirop d’agave est souvent présenté comme l’alternative de santé idéale au sucre, car il est considéré comme étant à faible indice glycémique (mesure de la manière dont certains aliments augmentent le taux de sucre dans le sang).

Bien que le sirop d’agave puisse augmenter votre glycémie plus lentement que d’autres options, il reste riche en fructose et il augmente votre glycémie sur une longue période, nuisant à votre foie et contribuant à la stéatose hépatique et à la résistance à l’insuline. Il n’est donc pas plus conseillé aux diabétiques qu’un autre sucre.

D’autres édulcorants naturels, tels que la stévia, à moins d’être sous sa forme « naturelle » (sa forme la plus naturelle et facile à consommer est la poudre), sont malgré tout  très  transformés et peuvent contribuer à des facteurs tels que l’inflammation, si consommés en grande quantité et régulièrement. Une inflammation qui peut contribuer à la résistance à l’insuline.

Parmi les meilleures options, citons l’extrait pur de stévia bio et l’extrait de fruit du moine (Monk fruit)  bio. Mais rappelez-vous, qu’une bonne chose devient mauvaise en excès. Tout est question de modération. Les excès dans tous les domaines mènent aux déséquilibres.

 

3. Ne pas manger suffisamment de graisses saines.

Lorsque vous cherchez à gérer votre glycémie, vous devez utiliser des graisses saines pour que votre corps passe de l’état de brûleur de sucre à celui de brûleur de graisse. En tant que source d’énergie, le sucre équivaut à vouloir faire un feu avec une allumette : vous produisez une étincelle ou une petite flamme mais qui s’éteint très vite, vous laissant dans un état de manque qui vous pousse à chercher à réessayer et à trouver une solution perdue d’avance.

Alors qu’avec la graisse, en revanche, le feu s’allume et brûle longtemps et lentement comme avec une bûche.

Les graisses saines vous permettent de vous sentir rassasié plus longtemps, mais elles vous aident aussi à réduire vos envies de sucre tout au long de la journée.

Mais tout comme le sucre, toutes les graisses ne sont pas égales. Les huiles végétales de tournesol, de maïs, de canola et de soja contiennent souvent des huiles polyinsaturées (PUFA). Elles sont souvent commercialisées en tant que «bonnes pour la santé cardiovasculaire», mais elles sont hautement transformées et s’oxydent facilement, ce qui augmente l’inflammation et aggrave les problèmes de glycémie.

Préférez les graisses saines issues des aliments complets (avocat, oléagineux, graines) et si vous devez utiliser des huiles, choisissez les meilleures (huile de coco crue, huile d’olive extra vierge, huile de lin) que vous consommerez en quantité très modérée

 

4. Manger tout le temps.

L’un des mythes les plus répandus au sujet de la glycémie est que manger toute la journée peut vous aider à maintenir votre glycémie à un niveau raisonnable.

Cependant, des études ont montré que le jeûne intermittent (rester sans nourriture pendant de longues périodes) pouvait faire des miracles pour rétablir l’équilibre glycémique. Il aide également à diminuer votre hormone de la faim, la ghréline (une hormone digestive qui stimule l’appétit : son taux est élevé avant les repas et diminue à mesure que l’estomac se remplit) ce qui peut vous aider à vous sentir rassasié et à maîtriser vos envies de fumer.

 

5. Manger trop de céréales « saines ».

Nous savons tous maintenant que le gluten peut influer sur notre santé.

Beaucoup de gens pensent que les céréales germées sans gluten ou entières sont la meilleure option. Cependant, elles sont riches en sucres d’amylose qui contribuent à l’inflammation, aux pics de glycémie et à la résistance à l’insuline. Elles sont donc tout à fait saines et il est même conseillé d’en consommer tous les jours mais en petite quantité, pas comme base de votre alimentation autour desquelles s’ajouteraient les verdures par exemple. Ce sont les verdures qui doivent constituer la grande majorité de votre alimentation idéalement.

 

6. Manger trop de féculents.

Les glucides (hydrates de carbone) sont excellents pour la santé lorsqu’ils sont issus d’aliments complets non transformés, sinon ils sont rapidement convertis en glucose par votre corps.

Il est donc conseillé d’inclure de bons glucides dans votre alimentation pour lutter contre les fluctuations de la glycémie mais comme pour les céréales saines, en quantité raisonnable

Consommez davantage de légumes comme le brocoli, les champignons et les légumes à feuilles vert foncé, qui sont riches en nutriments importants dont votre corps a besoin pour des fonctions importantes qui réduisent l’inflammation et régulent les voies de détoxication afin de faire baisser le taux de sucre dans le sang.

 

7. Se concentrer trop sur les légumineuses.

Même si les légumineuses contiennent des fibres qui aident à maintenir les bonnes bactéries dans votre intestin, les inconvénients peuvent l’emporter sur les bienfaits chez les personnes atteintes de problèmes de glycémie, surtout si elles en font la base de leur alimentation.

La teneur en amidon dans les haricots peut en outre entraîner une diminution de la glycémie, et les protéines de phytates (éliminer les phytates en trempant impérativement les graines et légumineuses pendant plusieurs heures avant cuisson) et de lectines peuvent continuer à provoquer l’inflammation. Je vois souvent cela comme un problème courant chez les personnes atteintes de sucre dans le sang et qui suivent un régime à base de plantes, car elles utilisent généralement les légumineuses comme source principale de protéines. Encore une fois, elles sont bénéfiques avec modération et pas comme base de l’alimentation. 

 

8. Oublier les remèdes naturels.

Il est facile de se concentrer sur ce qu’il ne faut pas manger plutôt que sur ce que vous devriez manger.

Il existe de nombreux remèdes alimentaires de grande qualité contenant des composés puissants qui aident à réguler la glycémie. La cannelle contient un bioflavonoïde appelé proanthocyanidine qui permet de réduire les taux de sucre dans le sang et les triglycérides en modifiant l’activité de signalisation de l’insuline dans les cellules adipeuses. C’est une excellente épice à ajouter à vos smoothies verts.

D’autres études ont montré que l’EGCG présent dans le thé vert contribue également à stabiliser la glycémie. Vous pouvez tirer parti de leurs avantages tout au long de la journée, ce qui ne veut pas dire pour autant boire des litres de thé vert !

En effet, si vous êtes sensible à l’anxiété, cela peut l’augmenter (comme peut le faire le café ou le cacao, deux stimulants puissants) et vous pousser à trouver du réconfort dans le sucre. Ce que vous devez éviter bien sûr.

 

9. Minimiser les adaptogènes.

Je ne peux pas oublier de mentionner les adaptogènes comme aides à la guérison.

Ces puissants remèdes végétaux font des merveilles pour aider à rétablir l’équilibre dans divers domaines de votre santé, y compris la glycémie. La recherche montre que le jus de baies de ginseng américain peut aider à normaliser la glycémie et à améliorer la tolérance au glucose en 10 jours seulement.

Le reishi de la famille des champignons adaptogènes peut également réduire le taux de sucre dans le sang en régulant négativement l’alpha-glucosidase, enzyme qui décompose l’amidon en sucre.

Essayez d’ajouter ces deux plantes à votre alimentation pour soutenir la régulation de votre glycémie.

 

10. Ne manger que pour la glycémie.

Toutes les parties de votre corps sont inextricablement liées. Bien qu’il soit important de mettre l’accent sur l’équilibre glycémique, il est également essentiel de travailler sur les zones de votre corps qui contribuent aux problèmes de glycémie.

En fait, la santé de votre microbiome est directement liée à votre glycémie. Les aliments fermentés riches en probiotiques comme la choucroute et le kimchi peuvent fournir à votre intestin de bonnes bactéries pour aider à rétablir l’équilibre de la glycémie.

Je serais très réservée concernant le kéfir, présenté comme une boisson santé et qui n’a pourtant pas les faveurs des Dr Brian Clement et Dr Gabriel Cousens. En effet, le kéfir est élaboré à base de sucre et même s’il en reste peu à la fin du processus, c’est tout de même la base de sa fabrication, sans parler de l’alcool qui s’est forcément formé et qu’il contient aussi malgré tout, même si c’est en faibles quantités.

De plus, selon la qualité de l’eau utilisée, il peut s’avérer que votre kéfir soit plus riche en mauvaises bactéries qu’en bonnes ! Si vous voulez absolument en consommer parce que vous sentez que cela vous fait du bien, buvez-en mais limitez sa consommation à un petit verre par jour.

Et si vous vous forcez à en boire parce qu’on vous a dit que c’était bon pour votre santé : arrêtez ! Il y a d’autres moyens d’apporter de bonnes bactéries à votre système digestif (voir ci-dessus). Votre non-envie de boire du kéfir est peut-être tout simplement votre corps qui vous dit qu’il n’en veut pas. 

 

J’ajouterai que les émotions peuvent aussi être responsables de toute perturbation physique dans votre corps. Donc il convient de travailler aussi dessus. Votre alimentation impacte vos émotions, vos émotions impactent votre alimentation et les deux impactent indépendamment toute autre fonction de votre corps.    

 

Nadège