L’autre facteur crucial qui détermine notre immunité

Double exposure of beautiful young woman with sad big eyes crying and abstract virus strain model of MERS-Cov. Coronavirus 2019-nCov. Tear on cheek of unhappy female.

 

En lien avec mon précédent article dans lequel je vous annonçais le décès de Colette, cet article de l’Institut Hippocrate m’a semblé tout à fait adapté, particulièrement en ces temps troublés, générateurs de beaucoup de stress pour nombre d’entre nous. En voici la traduction :

Nous sommes constamment protégés par notre système immunitaire, contre les envahisseurs que sont les bactéries, les virus, les champignons et les toxines. Mais ils ne sont pas les seuls à attaquer ou en tout cas affaiblir notre système immunitaire.

Nos pensées (et un grand nombre de ces pensées sont inconscientes) et nos émotions affectent aussi notre système de défense.

Un groupe de scientifiques de l’Université de Harvard a découvert que si des personnes en bonne santé se remémoraient un évènement pendant lequel ils avaient ressenti de la colère, on pouvait observer une chute pendant six heures des anticorps immunoglobulines A (IgA), ceux-là même qui sont notre première ligne de défense !

La psycho-neuro-immunilogie, pendant les 40 dernières années, a déjà établi que nos pensées affectent notre système immunitaire.

Les chercheurs en psycho-neuro-immunologie étudient comment nos émotions et nos pensées impactent notre cerveau, nos hormones et notre système nerveux et également la capacité de notre système immunitaire à nous protéger. Ces études ont mis en évidence que des changements dans le système immunitaire et le système endocrinien créaient des changements dans notre système nerveux entrainant des changement de nos émotions. 

L’étude des connexions entre l’esprit et les systèmes neuronal, immunitaire et endocrinien (hormonal) est le cœur de la discipline de psycho-neuro-immunologie. La base de cette approche est le concept que l’esprit et le corps sont inséparables.

Il s’ensuit que le stress affecte la capacité du corps à résister à la maladie. Le cerveau influence toutes sortes de processus physiologiques qu’autrefois on ne pensait pas régulés de manière centrale. Les chercheurs dans ce domaine ont découvert que des facteurs psychologiques avaient des effets sur de nombreuses maladies notamment la polyarthrite rhumatoïde, le diabète, l’hypertension, les maladies cardiaques et les maladies inflammatoires de l’intestin. 

L’une des nouvelles découvertes de ce domaine de recherches, rapportée par Maier S., professeur de psychologie à l’Université du Colorado, est que ce que nous appelons maladie est un processus orchestré, conçu par le système immunitaire pour produire de l’énergie ou combattre l’infection et conserver de l’énergie, au travers de changements comportementaux. Sachant que les signaux provenant du cerveau, en particulier de l’hypothalamus, déclenchent les réponses à la maladie, Maier et ses collègues ont décortiqué la machine moléculaire. La première étape a été de savoir comment le cerveau sait qu’il y a une infection au début.

 

Immunologie affective : c’est un domaine de recherche interdisciplinaire relativement nouveau dédié à l’étude du lien entre les émotions, les affects et l’immunologie. Un certain nombre d’études ont montré qu’un état émotionnel déséquilibré ou au contraire renforcé peut influencer significativement la façon dont votre système immunitaire fonctionne.

D’Acquisito F. de l’Université de Roehampton à Londres, a trouvé un parallèle entre les émotions et le système immunitaire. Les émotions et les réponses immunitaires sont la manière dont une personne répond à l’environnement : elles se reflètent l’un l’autre et elles sont dynamiques et continuellement changeantes. Après plus de recherches, l’auteur a noté que vivre dans un environnement stimulant mentalement et physiquement a un effet bénéfique sur la réponse immunitaire.

Certains chercheurs actuels, comme Klaebo Reitant de l’université de Norvège, étudient la connexion entre les psychoses et le système immunitaire. « Nous savons que les personnes avec des désordres mentaux sont plus sensibles que le reste de la population aux inflammations variées dans le corps et aux problèmes de système immunitaire. Cela indique qu’une interaction existe. »  a déclaré Kalebo Reitan.

 

Les maladies auto-immunes sont la conséquence de l’incapacité du système immunitaire de distinguer le soi du non-soi. La fonction du système immunitaire est de protéger son hôte d’un univers de microbes pathogènes, comme des bactéries, des virus, des champignons, des cellules cancéreuses, des allergènes … Le système immunitaire aide également son hôte à éliminer les substances toxiques ou allergènes qui entrent par les surfaces muqueuses. 

Le rôle clé de la capacité du système immunitaire à mobiliser une réponse face à un pathogène envahissant, une toxine ou un allergène, est dans sa capacité à distinguer le soi du non-soi, mentionne D’Aquisito. L’hôte utilise à la fois des mécanismes innés et des mécanismes adaptatifs pour détecter et éliminer les microbes pathogènes et ces deux mécanismes incluent l’auto-discrimination. Les maladies auto-immunes sont causées par l’incapacité de notre système immunitaire de faire cette distinction.

Le stress chronique peut entrainer des problèmes auto-immunes : beaucoup d’étude sont montré que l’expérience du stress chronique peut faire cela au système. L. Stajanovich (de l’université de Belgrade), par exemple, explique que même si presque 50% des maladies auto-immunes sont causées par des influences génétiques, environnementales, hormonales et immunologiques, les autres 50% de maladies auto-immunes sont attribués au stress physique et psychologique.

En outre, beaucoup d’études rétrospectives, ajoute L. Stajanovich, ont montré qu’une grande proportion (plus de 80%) de patients ont mentionné un stress émotionnel inhabituel avant l’apparition de la maladie.  

Un stress de long durée est aussi à l’origine d’une augmentation du risque de certains cancers indiquant que le système immunitaire a échoué. Dans une étude, un chercheur de l’université de Stanford, Dhabbar F. a mis en évidence que le stress de longue durée supprime ou dérègle les réponses immunitaires adaptatives et innées en altérant l’équilibre entre les cytokines de Type 1-type 2, induisant une inflammation chronique de bas niveau et en diminuant le nombre, la circulation et la fonction des cellules immuno-protectrices. Le stress chronique peut aussi augmenter la sensibilité à certains types de cancers en supprimant les lymphocytes T protecteurs 1 et les cellules T et en augmentant la fonction des lymphocytes T régulateurs/suppresseurs. 

 
La dépression peut créer des problèmes auto-immunes : Christopher Pryce (Université de Zurich) a noté que jusqu’à 50% des patients avec une maladie auto-immune présentent une altération de la qualité de vie liée à la santé et présentent des symptômes de type dépressif.
 
 
Les interactions microbiome-cerveau-immunité modulent les comportements sociaux et affectifs : Sylvia K. et Demas G. de l’université de l’Indiana, ont montré que les comportements sociaux et affectifs des personnes sont affectés lorsque les interactions microbiome-cerveau-immunité étaient compromises. De récents travaux suggèrent que le microbiome intestinale peut aussi jouer un rôle critique dans la modulation du comportement et les cytokines sont plus altérés chez les personnes qui ont des troubles mentaux que dans le reste de la population.  
 
Le stress chronique agit comme un déclencheur d’anxiété et de dépression en initiant des changements dans l’axe hypotholamo-hypophyso-surrénalien et le système immunitaire. Les preuves expérimentales et cliniques montrent qu’une augmentation des concentrations des cytokines pro-inflammatoires et des glucocorticoïdes, comme cela se produit dans des situations de stress chronique et dans la dépression, contribuent aux changements de comportements associés à la dépression. 
 
 
Une étude de l’université de Penn (2018) montre que les humeurs négatives comme la colère et la tristesse, sont associées avec des hauts niveaux d’inflammation et peuvent être le signal d’une mauvaise santé.
 
L’inflammation est une partie de la réponse immunitaire du corps à des choses comme des infections, des blessures et des tissus endommagés. L’inflammation chronique  peut contribuer à un grand nombre de maladies et de problèmes, y compris des maladies cardiovasculaires, du diabète et certains cancers. L’inflammation est un indicateur de la connexion entre certaines émotions et le système immunitaire.
 
Les chercheurs des universités de Harvard et de Emory ont montré qu’il y a une forte corrélation entre l’inflammation dans le corps et certains troubles affectifs. Des concentrations élevées de signaux inflammatoires, y compris les cytokines et la protéine C-réactive, ont été décrites dans le trouble de stress post-traumatique, le trouble d’anxiété généralisé, le trouble panique et les phobies.  
 
Être entendu peut améliorer l’immunité : une étude publiée dans La Médecine Psychosomatique a rapporté que les patients HIV qui écrivaient leurs inquiétudes pendant 30 minutes par jour, quatre jours de suite, ont expérimenté une baisse de leur charge virale et une augmentation des lymphocytes T anti-infectieux. Une autre étude, dans le Journal of Consulting and Clinical Psychology, a révélé que les patients atteints de cancer du sein qui parlaient de leurs émotions par rapport au cancer, devaient planifier moins de rendez-vous médicaux pour des problèmes liés au cancer.
 
La psychologie positive se concentre sur les forces et les caractéristiques positives plutôt que sur les psycho-pathologies et ce qui ne fonctionnent pas dans la vie des gens. Parallèlement à cette approche, il existe un corps de recherche et de développement clinique pour améliorer votre capacité à cultiver les compétences nécessaires pour créer des états émotionnels positifs et une plus grande capacité à profiter de la vie. « En ce qui concerne notre santé », dit Seligman, « il y a essentiellement quatre choses sous notre contrôle :
 
 

- la décision de ne pas fumer,

- l’engagement à faire de l’exercice,

- la qualité de notre alimentation

- et notre niveau d’optimisme.

Et l’optimisme est au moins aussi bénéfique que les autres ».

 

Les scientifiques ne comprennent pas encore complètement les mécanismes biologiques qui sont en fonctionnement, mais ils savent que des émotions/sentiments négatifs comme le stress, la tristesse et l’inquiétude entraîne un pic de libération d’hormone Cortisol qui en retour, affaiblit le système immunitaire.

 
Nous savons que le Tai-Chi apporte toutes sortes de bienfaits et en voici un de plus : dans une recherche conduite par l’UCLA, 61 personnes âgées ont suivi un cours de tai chi, trois fois par semaine, pendant que 61 autres personnes âgées assistaient à des cours d’éducation sur la santé. A bout de quatre mois, les deux groupes ont reçu une dose du vaccin contre le zona et le groupe tai-chi a atteint le double du niveau d’immunité. « C’est probablement le composant de méditation qui a créé cet effet », déclare l’auteur de l’étude, Irwun M. Il ajoute « Ce qui veut dire qu’il est possible que d’autres formes d’exercices méditatifs comme le yoga, conduiraient au même résultat ». 
 
Sheldon Cohen, un professeur de psychologie à l’université de Carnegie Mellon a découvert dans une étude que les sujets qui avaient le moins de relations sociales, avaient 4,2 fois plus de chances d’attraper un rhume que ceux qui avaient des liens sociaux forts. Dans une autre étude de Cohen, il a évalué 193 sujets pour déterminer leur niveau d’émotions positives (comprenant le bonheur, le calme et la vivacité).
Encore une fois, il exposa les participants à un virus et découvrit que les personnes qui avaient un faible score d’émotions positives étaient trois plus susceptibles de succomber au virus. « Ce qui est intrigant à propos de ce phénomène », dit Lara M. Stepleman, un professeur-assistant en psychiatrie et en santé comportementale au Collège médical de Géorgie, « est que nous avons tous la capacité de choisir un état d’esprit positif. Et avec la pratique, nous pouvons nous améliorer ».
 
Il est possible de renforcer notre fonction immunitaire grâce à la méditation de pleine conscience : une étude randomisée et contrôlée sur les effets du cerveau et de la fonction immunitaire d’un programme de formation clinique de 8 semaines à la méditation de pleine conscience, appliqué dans un environnement de travail avec des employés en bonne santé, menée par des chercheurs de l’université du Wisconsin (et J. Kabat-Zinn), a montré des augmentations significatives de l’activation antérieure du côté gauche, un schéma précédemment associé à un affect positif, chez les méditants par rapport aux non-méditants. Ils ont également trouvé des augmentations significatives des titres d’anticorps contre le vaccin anti-grippal chez les sujets méditants. Et l’ampleur de l’augmentation de l’activation du côté gauche a prédit l’ampleur de l’augmentation du titre d’anticorps contre le vaccin.
 
Les études dans le champ de l’immunologie affective suggèrent que le fait d’adopter une alimentation saine, développer une intelligence émotionnelle stable, améliorer nos conditions socio-économiques et cesser les habitudes malsaines comme de boire ou de fumer, a un effet bénéfique à la fois sur les réponses émotionnelles et sur les réponses immunitaires.
 
 
L’énergie positive peut créer une système immunitaire fort; l’optimisme paie ! 
 
(Article écrit par Antony Chatham, M.Phil., MSW, LCSW)
 
 
J’ajouterai quand même à cet article, qu’il peut être très difficile d’avoir des pensées positives et des émotions agréables dans certains cas ou pour certaines personnes. Lorsque vous avez vécu des traumatismes, ils peuvent vous avoir affecté suffisamment pour que, même avec toute votre bonne volonté, vous n’arriviez pas à être vraiment heureux-se.
 
C’est pourquoi je ne vanterai jamais assez les mérites et la nécessité d’un travail énergétique sur ces émotions bloquées. D’ailleurs, ce travail est encouragé à l’Institut Hippocrate et est inclus dans la prise en charge des patients.
 
Il existe de nombreuses méthodes. A chacun de trouver le thérapeute et la méthode qui lui conviendra afin d’augmenter son niveau de bonheur. 
 
Prenez soin de vous !
 
Nadège
 
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