Faire la paix avec ses choix alimentaires

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En ce début de nouvelle année, synonyme pour beaucoup d’entre nous de remise en question, d’envie de changement et de bonnes résolutions, je vous propose la traduction d’un article de Victoria Moran sur le site du Centre de recherches en nutrition du Professeur Colin T. Campbell. Victoria est diplômée du Centre, elle anime le podcast Main Street Vegan et dispense également des cours en présentiel à New-York. 

J’espère que cet article vous aidera à être moins sévère avec vous tout en vous soutenant sur votre chemin vers une alimentation toujours meilleure pour vous et pour la planète !

J’ai pour habitude d’attendre beaucoup du 1er janvier. Ou de mon anniversaire. Ou du lundi. Un nouveau départ.

Dehors le vieux. Apportez-moi du nouveau, je suis prête pour ça.

Sauf que je ne l’étais pas. Vous voyez, j’ai passé 30 ans à me battre avec la nourriture et la nourriture a toujours gagné. Mes tentatives de sortir du chemin de la malbouffe, des aliments gras ou en excès étaient vaines tant que je voulais tout révolutionner comme le suggérait les « nouveaux régimes ». Tout cela s’est terminé lorsque finalement, quelqu’un m’a dit  « arrêtez d’essayer de tout changer. Faites juste du mieux que vous pouvez avec toutes vos connaissances actuelles. »  

Ce concept simple de faire des choix qui ont du sens aujourd’hui, le seul jour que j’ai au moment présent, m’a sauvé de la tyrannie des résolutions contrecarrées et des aspirations étouffées. Je pouvais manger la meilleure nourriture que je connaissais à l’époque pour le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner. Que ce soit le 25 décembre, le 1er janvier ou le 4 juillet, ce jour était le mien et l’est toujours. C’est aussi le vôtre.

Lorsque vous placez vos décisions alimentaires dans le contexte d’une seule journée, elles deviennent gérables et possibles (sans compter que vous vous libérez de beaucoup de stress). Vous avez alors un merveilleux sentiment d’être au-dessus de ces décisions. Vous n’avez pas à vous soucier de savoir comment vous allez pouvoir préparer 365 entrées végétales; une ou deux sont tout à fait suffisantes. Vous n’avez pas à vous inquiéter de ce que vous mangerez au mariage de votre sœur dans trois mois ou de votre voyage en Italie l’été prochain. Aujourd’hui, vous aurez une alimentation végétale saine, vous l’apprécierez et vous vous sentirez bien dans votre peau. Le mariage et Naples seront également tout à fait gérables lorsque vous y serez (pas avant).

Un jour en amenant un autre, vous gagnerez de l’expérience au fur et à mesure. Vous apprendrez à vous organiser et à préparer des repas sains et goûteux, à gérer vos déplacements tout en gardant une alimentation végétale. Vous ferez la paix avec les jours qui seront moins parfaits (être coincé dans un aéroport pendant 24 heures signifie qu’il est peu probable que vous mangiez du chou kale et du quinoa – sauf si vous êtes dans un aéroport en Angleterre !). Et au final, vous serez surpris-e  du nombre de jours pendant lesquels vous aurez mangé de la manière dont vous avez envie. D’ici là, vous ne vous focaliserez pas sur le but idéal à atteindre, ce qui peut être contre-productif si cela vous tresse.  

Cela ne signifie pas que je méprise la transition d’une année à l’autre et son invitation à faire mieux. Je ne défini tout simplement pas d’intentions/objectifs/résolutions qui me mettent en échec, et je regarde les domaines dans lesquels je veux m’améliorer comme un projet sur un an, mis en œuvre au jour le jour.

Je mange de cette façon depuis trente et un ans, mais il y a eu une amélioration progressive au fil du temps. Au début, ma nourriture n’avait pas beaucoup de couleurs : pain aux lentilles, pain aux noix, riz brun, pain brun. Elle a évolué vers un buffet arc-en-ciel qui comprend des légumes verts à feuilles, des baies lumineuses, des ignames jaunes et des courges oranges ou vertes et la surprenante gamme de légumes du marché fermier qui vont jusqu’au violet. Mais si je n’avais pas commencé là où j’ai commencé, je n’en serais pas ici aujourd’hui.

Alors, permettez-vous de commencer là où vous en êtes. C’est l’endroit parfait.

Célébrez cette nouvelle année et le travail du Dr Campbell et d’autres chercheurs/spécialistes dans le monde, afin que nous puissions compter sur la science plutôt que sur des suppositions pour faire nos choix alimentaires. Parcourez les meilleurs livres de cuisine et sites de recettes végétaliens jusqu’à ce que vous trouviez des moyens de faire des répliques des plats qui pourraient vous manquer.

Et ayez une image d’ensemble. Vous traitez votre corps de la meilleure façon possible, mais vous diminuez également les souffrances de créatures innocentes et vous vous battez pour la durabilité environnementale. Aucun autre choix diététique que l’alimentation végétalienne ne peut prétendre cela, et je crois qu’il y a du pouvoir dans cette affirmation, le pouvoir de vous aider à rester fidèle à votre conviction parce que ce n’est pas seulement pour vous.

En tout cas, c’est mon expérience : un jour à la fois depuis que Reagan a été président et que j’avais une permanente !

 

J’espère que cet article vous aura inspiré à être moins exigeant et critique avec vous-même. Une alimentation entraînant du stress par culpabilité ne rend certainement pas service à votre santé.

Prenez soin de vous !

Nadège 

 

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