Cueillez vos médicaments !

Profitez de vos moments de liberté pour, non seulement admirer la nature mais aussi, en cueillir les fruits bien matériels : feuilles, fleurs, fruits qui participeront à votre santé et/ou votre guérison le moment venu.

En ce moment cueillez la salicaire qui jaillit dans tous les fossés et zones humides, lançant vers le ciel ses longues hampes de fleurs violettes. Vous pouvez couper toute la tige, fleurs et feuilles, que vous ferez sécher et couperez en petits morceaux. A conserver au sec et à l’ombre de préférence dans un bocal hermétique.
Vous vous précipiterez vers le bocal en question pour faire une décoction de cette salicaire lorsqu’un problème intestinal vous clouera sur le siège des W.C. ! Vous pouvez en boire 3 tasses par jour… mais la dose n’est pas homéopathique : prenez-en autant que vous voudrez jusqu’à apaisement.

Salicaire 2

 

Vous pouvez aussi cueillir en ce moment les fleurs de millepertuis, au nom savant d’hypericum perforatum. Pour cette cueillette la daté-clé, en principe, se situe autour du 24 juin, jour de la St Jean. L’un des autres noms de cette plante est d’ailleurs « herbe de la St Jean ». Mais aussi longtemps qu’elle est en fleurs, cueillez-la.

Millepertuis, Fleur, Jaune

Vous conserverez les sommités fleuries (avec quelques petites feuilles et tiges), les tasserez dans un bocal de verre et remplirez d’huile d’olive (Bio). Laissez macérer le tout, exposez au soleil de l’été quelques jours, en tournant régulièrement le bocal. Au bout de deux semaines (mais vous pouvez attendre beaucoup, beaucoup plus longtempssi vous avez « oublié » la mixture dans un coin de votre placard ;-) ), vous pouvez filtrer : vous aurez une superbe huile rouge.
Cette précieuse huile rouge vous sera d’une grande utilité dans votre pharmacie pour tout un tas de maux : brûlures (non seulement par le soleil mais aussi par des…. piments !), piqûres d’insectes, psoriasis… et plein d’autres troubles.

 

Au fil de vos balades, si vous parcourez une zone humide vous trouverez aussi probablement de la prêle. cette curieuse plante dont on s’étonne qu’elle soit apparentée aux… champignons, avec sa tige ayant un air de bambou miniature !

Prêle des champsC’est elle que vous trouvez en poudre et en gélules dans votre magasin bio ou en pharmacie pour consolider vos os grâce à son exceptionnelle teneur en silice. Vous pouvez donc la cueillir, la faire sécher et ensuite : soit la couper en petits morceaux à conserver, au sec et à l’ombre dans un récipient hermétique, soit la réduire en poudre et la conserver de même ou dans un flacon-distributeur à épices (récupéré !) qui vous permettra d’en saupoudrer soupes, salades ou plats divers.
Si vous voulez l’utiliser fraîche (dans un smoothie vert ou une soupe), surtout n’en prenez qu’un tout petit morceau : amertume EXTRÊME !

 

Peut-être pourrez-vous compléter votre cueillette par de la Reine-des-Prés, cette élégante herbacée élancée, qui était sacrée pour les Celtes et que vous reconnaitrez, entre autres critères, par son délicieux et envoûtant parfum intense d’amande amère. Poussant dans les lieux humides, ses fleurs blanc-crème s’épanouissent au-dessus d’une tige rougeâtre.

Reine des Prés-2Les feuilles renferment de l’acide salicylique (qui a donné l’aspirine). Elle est connue pour être anti-inflammatoire et sudorifique. Utile en cas de grippe. Vous pouvez donc utiliser la plante fraîche ou la faire sécher et en faire des infusions.  Pour les doses, et plus de détails, vous pouvez voir ici. Les fleurs et les fruits feront des merveilles en cuisine : les fleurs macérées dans un lait végétal à T° douce pendant 10 mn puis laissées ainsi quelques heures, vous donneront un lait délicieusement parfumé avec lequel vous ferez des crèmes ou des yaourts, ou bien macérées dans une eau citronnée de la même manière pour une boisson rafraîchissante.

 

Et bien sûr, vous pourrez ajouter dans vos paniers, l’ortie (qui est plus abondante en avril/mai qu’en ce moment, mais que vous pouvez encore trouver en quantité selon les zones et les régions), le pissenlit, le plantain, l’alliaire, l’origan, la carotte sauvage… Toutes ces feuilles peuvent être (quand elles ne sont pas consommées immédiatement) soit coupées grossièrement et congelées en sachet hermétiques, soit mixées en purée grossière et congelées en petits godets (vous les sortirez des godets après congélation pour les réunir en boite ou sachets bien étiquetés dans votre congélateur) soit déshydratées et conservées au sec et à l’ombre, en bocal ou sous vide, pour une utilisation ultérieure.

 carotte sauvageCarotte sauvage (fruits/graines)

 

A vos paniers, et en route ! En choisissant de préférence des jours-feuilles pour les plantes dont vous n’utiliserez que les feuilles, des jours-fleurs si vous n’utilisez que les fleurs, et indifféremment l’un ou l’autre si vos récoltes sont faites à la fois des feuilles et des fleurs.
Pour mieux comprendre ce principe consultez avec profit le précieux et irremplaçable calendrier des semis biodynamique de Maria Thun (vous le trouvez généralement dans tous les magasins Bio), qui ne tient pas seulement compte de la lune mais de tout le cosmos. Il vous servira pour bien d’autres choses que pour les récoltes de plantes…

 

NOTE : Attention à ne pas cueillir vos plantes le long de routes très fréquentées par les automobiles (retombées de plomb des carburants…), pas plus que dans les zones où des cultures sont aspergées de produits chimiques (herbicides, pesticides, fongicides..). Essayez plutôt les petits chemins « sentant bon la noisette » comme dit la chanson, ou au moins à 200 m de toute activité polluante.

 

SUGGESTION : Si ces cueillettes vous intéressent mais que vous n’osez pas vous aventurer seul(e) n’hésitez pas à vous informer sur les balades botaniques dans votre région et si vous vous trouvez dans la région tourangelle rejoignez les balades de notre amie Christine, formée auprès de François Couplan, elle vous fera partager sa passion avec talent, pédagogie et enthousiasme.

Livre François Couplan

 

Colette