Consommez-vous les bonnes protéines et les bons Oméga-3 ?

Cet article vient de la suite d’une conversation que j’ai eu avec une cliente de Market’Veg et lectrice de notre blog. Comme beaucoup d »autres personnes avec qui j’ai pu discuter, elle s’inquiétait de sa consommation suffisante ou pas de protéines et d’oméga 3. Voici en plus détaillé et plus argumenté, ce que je lui ai dit.

Aujourd’hui, nous sommes imprégnés de l’idée que nous devons consommer des protéines animales car on nous a rabâché qu’elles seraient les seules sources de protéines valables pour nous, êtres humains.

Omega fatty acid foods

Cette idée (encouragée par les industries de la viande et du lait) vient probablement du fait qu’il y a une centaine d’année, des études menées par Osborne et Mendel sur des rats, ont montré que ceux qui étaient nourris avec des œufs avaient une croissance plus rapide. De ce résultat, l’œuf est donc devenu la base standard de la nutrition jusqu’à ce jour.

Or le fait que toute une réaction en chaîne crée des protéines n’est pas une preuve que nous devons consommer des protéines fabriquées par un autre être vivant pour absorber suffisamment de protéines à notre tour. Le fait que le bœuf ou le gorille, par exemple, obtiennent suffisamment de protéines par leur nourriture pourrait pourtant nous faire penser autrement : le bœuf consomme de l’herbe pour fabriquer lui-même ses propres protéines. Il ne trouve pas ses protéines toutes faites dans l’herbe.

 

Mais qu’est ce réellement qu’une protéine ?

Une protéine n’est rien d’autre que le résultat final du processus de digestion. A la base, cela n’est pas la première étape de la transformation d’un aliment, en tout cas, cela ne devrait pas être la première étape. 

Je m’explique :  ce dont notre corps a besoin pour fonctionner correctement et être en bonne santé, ce sont des vitamines, des acides aminés et des enzymes, pas directement des protéines. Or dans les feuilles vertes par exemple, qui devraient être à la base de notre alimentation, ce que l’on trouve, ce sont des acides aminées, pas des protéines. En revanche ce sont ces acides aminés qui permettent à notre corps de fabriquer des protéines (dont bien sûr nous avons quand même besoin).

 

Quelle est la différence entre les protéines et les acides aminés ?

Imaginez un mur de briques. Ce mur serait un protéine et les acides aminés en seraient les briques qui le composent. 

Des recherches datant d’il y a une cinquantaine d’années ont suggéré que les humains devaient manger tous les acides aminés essentiels en un seul repas pour qu’ils soient correctement assimilés. Or ces recherches ont été menées par les industries de la viande et du lait car bien sûr, la seule manière de consommer tous les acides aminés en une seule fois est de manger des produits animaux ! 

Heureusement depuis, nous avons appris que toute combinaison de légumineuses et de céréales pouvaient nous apporter tous les acides aminés. Nous avons également appris qu’il n’était pas nécessaire de manger ces aliments au même repas. L’équilibre alimentaire indispensable à notre corps se fait sans problème sur une journée. 

Mais les légumineuses et les céréales cuites ou germées ne sont pas les seuls aliments riches en acides aminés. En fait, il s’avère que tous les aliments végétaux (fruits, légumes, oléagineux, graines …) sont toutes d’excellentes sources de nutrition et d’acides aminés. Depuis, nous avons intégré l’idée que si nous consommons suffisamment d’aliments naturels variés pour soutenir nos besoins énergétiques alors nous absorbons suffisamment de nutriments donc d’acides aminés donc de protéines.

Parce qu’en réalité, le corps humain ne peut pas absorber des protéines telles quelles. Pour pouvoir utiliser cette source potentielle d’énergie, il doit décomposer la protéine en acides aminés. Ce qui lui demande d’utiliser beaucoup plus d’énergie que s’il s’agissait d’acides aminés. Ce qui, justement et vous en conviendrez, n’est pas très intéressant d’un point de vue énergétique !

Alors que le corps humain peut facilement assimiler des acides aminés avec lesquels il va créer ses propres protéines, celles qui sont adaptées à sa constitution (pas à celle du bœuf qui aura fait ses propres protéines à partir des acides aminés des végétaux qu’il aura consommé).

 

Le problème du poisson

Avec la sensibilisation grandissante au sujet de la consommation de viande mauvaise pour la santé et du traitement des animaux d’élevage, les gens se sont tournés vers une autre source de protéines qui leur semblait meilleur et plus éthique : le poisson. Celui-ci jouit aussi de l’aura des acides gras oméga 3.

Les AGE (acides gras essentiels) tels que les acides linoléniques et linoléiques sont des éléments que le corps humain ne peut malheureusement pas synthétiser mais qui sont pourtant nécessaires à une bonne santé. Parmi ces AGE, on trouve les acides gras oméga-3, oméga-6 et oméga-9. Certains poissons en contiennent effectivement des quantités non négligeables en particulier les poissons gras comme le saumon, les crustacés, le maquereau, le hareng, le thon et les crevettes.

Cela dit, il est important de noter que ces mêmes poissons obtiennent les oméga-3 dont ils ont besoin, à partir de micro-algues. Les petits poissons mangent les micro-algues. Les petits poissons sont mangés par les plus gros poissons carnivores (tels que le saumon) qui sont ensuite mangés par les humains. Vous voyez où je veux en venir ? 

Mais comme les poissons, les humains peuvent obtenir leurs acides gras essentiels à partir de végétaux (la nature est très bien faite !) et ils les assimilent beaucoup mieux à partir de cette source. Vous en trouvez en abondance dans les graines de lin, l’huile d’onagre, les pignons de pin, l’huile d’olive, les noix, les noix de pécan, les graines de chia et les graines de chanvre.

Le gros problème avec les poissons (en dehors de toute considération éthique et environnementale, si celles-ci ne suffisent pas à vous dissuader de manger du poisson), c’est surtout une question de santé. Votre propre santé.

En effet, l’environnement dans lequel évolue les poissons aujourd’hui est terriblement pollué (cela ne change pas grand chose que vous choisissez un poisson d’élevage, élevé aux antibiotiques !). Or, non seulement  les poissons que nous consommons, vivent dans un environnement pollué mais ils se nourrissent aussi des déchets. On sait aujourd’hui que les polluants se fixent et s’accumulent dans les tissus adipeux que ce soit pour nous ou pour toute autre créature. C’est d’ailleurs pourquoi il est si important de maintenir un poids sain et de faire une détox régulièrement. Comme les petits poissons sont mangés par les plus gros, il y a un effet cumulatif que nous retrouvons dans notre assiette.

 

Que dit la recherche ?

Le Dr Grace Mankowski, chimiste, s’est spécialisée depuis plus de vingt ans, dans l’analyse capillaire et l’analyse des cellules sanguines vivantes. Elle a eu des patients en Chine, au Japon, en Russie, en Pologne, en Europe de l’Est, en Amérique latine, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Canada et aux États-Unis.

Le Dr Mankowski a remarqué que, dans le monde entier, le métal lourd ayant le taux d’accumulation le plus élevé est le mercure. C’est aussi le plus difficile à chélater ou à extraire du sang. Et elle a associé cette accumulation de mercure à la consommation de poisson.

Pendant dix mois, le Dr Mankowski a chélaté une patiente qui présentait une intoxication au mercure. La patiente, qui avait des problèmes alimentaires, a  remangé du thon pendant deux semaines juste après son traitement. Après analyses, son niveau de mercure était de nouveau inquiétant et était revenu au point de départ !

Pendant les années 1950 et 1960, alors que les militaires américains faisaient des expérimentations avec les déchets nucléaires et ne savaient pas quoi en faire, ceux-ci ont été stockés dans des fûts en acier. La marine américaine a déversé ces fûts dans l’océan. Maintenant, 50 ans plus tard, l’eau salée a dévoré les fûts en acier et les déchets nucléaires se sont infiltrés dans les océans progressivement au cours des deux dernières décennies.

L’empoisonnement au mercure, également connu sous le nom d’hydrargyrie, endommage gravement le système nerveux central. Ces symptômes d’un empoisonnement au mercure peuvent aller de l’anxiété, à la dépression en passant par la confusion, l’irritabilité, le sentiment d’insécurité, les phobies et la fatigue.

 

La source d’exposition au mercure la plus courante et pourtant la plus facilement évitable, est celle aux fruits de mer et aux poissons parce que la forme la plus meurtrière de mercure est le méthylmercure, et que celui-ci se forme dans les tissus animaux après l’absorption du mercure.

L’exposition des adultes au méthylmercure peut entraîner un engourdissement, des fourmillements dans les extrémités, un déséquilibre hormonal, une perte de coordination et une perte sensorielle. L’exposition d’un fœtus en développement ou d’un jeune enfant à ce méthylmercure peut entraîner des anomalies neurologiques. Souvent, les dommages au système nerveux central causés par l’empoisonnement au mercure sont irréversibles.

Les poissons d’élevage reçoivent trop de produits chimiques ou ont une alimentation trop peu saine et naturelle pour qu’ils soient plus sûrs pour votre santé. 

Il semble donc que la manière la plus sûre et la plus sage de consommer votre dose d’acides gras essentiels (AGEs) soit la nourriture végétale. Parce que finalement, si vous ne prenez pas soin de votre corps, où allez-vous vivre ?

 

Sur ce, prenez soin de vous, 

Nadège

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