Bonne nouvelle : La viande rouge est bonne pour votre santé… !

Il est toujours surprenant de constater à quelle vitesse les fausses « bonnes nouvelles » se répandent à la vitesse d’un tsunami à travers les médias… et comment celles qui sont sérieuses et dont il faudrait VRAIMENT tenir compte sont si longues à être diffusées… ou plus objectivement, à être « entendues » par un large public ;-)   !

La dernière de ces « fausses bonnes nouvelles » enflamme les réseaux sociaux depuis quelques jours. En effet, contrairement à ce que toutes les institutions sérieuses et officielles -mais aussi, bien avant elles, des professionnels de santé ayant fait des observations depuis des décennies- s’étaient décidées à annoncer il y a quelques années (enfin…! devrions-nous dire), voici qu’une révélation surgit : la viande rouge serait bonne ou du moins « pas si mauvaise » pour notre santé !

Comme le dit le Dr McDougall :

« Les gens adorent entendre de bonnes nouvelles au sujet de leurs mauvaises habitudes » 

 Viande et scienceLes rapports qui prétendent désapprouver une science reconnue sans rien prouver,
sont une menace irresponsable pour le progrès, et une préoccupation de santé publique.

 

 Il se trouve que l’épidémie « végane » fait rage depuis quelques années et va s’amplifiant en un mouvement que rien ne semble devoir arrêter.

Je ne peux que penser à la conséquence logique de ce phénomène : quelques lobbies, et pas des moindres, doivent sérieusement commencer à trembler sur leur base, et à s’inquiéter de l’avenir réservé à leurs parts de marché (et si partout elle sont énormes, aux USA les chiffres donnent le tournis), avec les royalties qui vont avec. Il leur faut réagir. Vite. Fort. A n’importe quel moyen.

Alors, plutôt que de continuer à polémiquer sur ce sujet et à évoquer plus longuement les innombrables collusions qui font régulièrement surface entre certaines « études scientifiques » et les industries qui les ont discrètement (sinon secrètement) commanditées et financées, je préfère vous traduire la réaction à chaud de deux grands scientifiques (indépendants et ne marchant pas « aux ordres »), qui ont une très longue expérience de la nutrition

et tous les deux infatigables chercheurs et observateurs.
Leur avis peut être pris en considération en toute confiance. Ils ont fait leurs preuves.

Leurs travaux sont prestigieux. Leur honnêteté et leur sincérité sont indiscutables. Ils ont été et sont toujours, avec quelques autres, des phares précieux dans cette jungle épaisse qu’est la Nutrition.

 

 

LA VIANDE EST-ELLE VRAIMENT BONNE POUR VOUS ?

(Article du Dr Dean Ornish, publié le 30.09.2019)

Dean Ornish, M.D.
 
Le journal  The Annals of Internal Medicine vient juste de publier une série d’article proclamant : Nouvelles directives : pas besoin de réduire la consommation de viande rouge ou transformée pour une bonne santé. Une série rigoureuse d’examens de cet élément concret a constaté peu ou pas de bénéfices sur la santé par la réduction de la consommation de viande rouge ou transformée.
 

Cependant, une lecture attentive de ces articles révèle exactement l’opposé ! Ils constatent que les schémas diététiques appliquant une réduction modérée sur la consommation de viande rouge ou transformée conduisent à :

  • un abaissement de 13% du taux de mort prématurée toutes causes confondues,
  • une réduction de 14% dans les décès par maladies cardiovasculaires
  • et 11% de réduction dans les mortalités par cancer,
  • et enfin une diminution de 24% du risque de diabète de type 2.

En d’autres mots, il y a d’irrésistibles raisons -à partir de ces études et aussi de beaucoup d’autres- de réduire la consommation de viande rouge et transformée.

A cause de cela, le Dr John Sievenpiper, un scientifique canadien de la nutrition qui est l’un des auteurs de ces « Annals papers » , désapprouve fortement leurs conclusions et recommandations. Alors que trois, parmi les 14 intervenants, ont voté contre les recommandations du Comité de ne pas réduire la consommation de viande rouge.

Pourquoi ? Parce qu’ils ont trouvé que de légères augmentations de la consommation de viande étaient en fait associées avec de légères augmentations des maladies chroniques ; et même ces différences étaient statistiquement significatives et cliniquement importantes par rapport à la mortalité toutes-causes-confondues, diabètes de type 2, maladies cardiovasculaires et cancers.

 

Dire que de petites augmentations de consommation de viande
causent seulement de petites augmentations dans le risque de maladies
ne signifie pas que manger de la viande est bon pour vous !

C’est comme dire que fumer 24 cigarettes par jour augmente votre risque de cancer seulement un petit peu plus que de fumer 20 cigarettes par jour, et d’en conclure, de façon erronée, que fumer n’est pas mauvais pour votre santé.

 

Tandis que des réductions modestes de bœuf produisent seulement des réductions modestes sur les risques, éliminer le bœuf et la plus grosse partie des autres produits animaux cause des améliorations remarquables sur la santé dans un éventail d’études bien menées par les plus fiables et très respectés investigateurs.

En 40 années de direction d’essais cliniques aléatoires contrôlés et de projets témoins publiés dans des journaux majeurs, évalués par des pairs, mes collègues et moi-même avons constaté que des changements importants de l’alimentation et du mode de vie inversaient en fait la progression de nombreuses maladies chroniques.

Ceci inclut :

  • l’inversion de la maladie cardiaque coronarienne,
  • le diabète de type 2,
  • l’hypertension,
  • l’hypercholestérolémie,
  • et les premiers stades du cancer de la prostate,
  • autant que des changements bénéfiques dans l’expression des gènes et l’allongement des télomères.

 

Par exemple, le Lifestyle Heart trial était un essai clinique aléatoire, contrôlé, qui a montré qu’un régime végétarien, faible en graisses et en hydrates de carbone raffinés (plus : de la marche, de la méditation et un soutien social) pouvait inverser la progression d’une maladie cardiaque coronarienne même sévère. Le groupe de contrôle ayant fait des réductions modestes dans la consommation de viande, comparables à celles du rapport des Annals, a montré une aggravation continue (progression) de l’athérosclérose coronarienne.

En vérité il y a une corrélation dosée entre le degré de changement dans l’alimentation et le degré d’amélioration, comme nous l’avons trouvé dans toutes nos études. En d’autres mots, plus les gens changent leur régime et leur mode de vie, plus ils s’améliorent, quel que soit l’âge.

De nombreux patients à qui on a dit qu’ils devaient prendre des médicaments pour le reste de leur vie pour abaisser leur tension, ou leur cholestérol ou leur sucre sanguin, ont été capables de réduire ou d’arrêter ces médicaments sous le contrôle de leur médecin quand ils ont fait ces changements complets de mode de vie.

Selon la Harvard School of Public health, une réduction modérée de la consommation de viande rouge pourrait réduire de 7,6% ou approximativement 200.000 morts par an aux États-Unis.

Les articles de The Annals poursuivent en disant : Les omnivores sont attachés à la viande et ne veulent pas changer cette conduite quand ils sont mis en face de leurs potentiels effets indésirables sur la santé.

Ceci n’est tout simplement pas vrai. Medicare s’est créé une nouvelle catégorie pour fournir une couverture au Ornish Program destiné à inverser la maladie cardiaque, et de nombreuses compagnies d’assurances majeures font la même chose. Nous avons formé des hôpitaux et des cliniques avec Sharecare dans 19 états. Nous avons les dossiers de plus de 10.000 patients qui l’ont accompli. Bien que le programme soit de seulement neuf semaines, 85 à 90% des gens y adhèrent encore, comme conseillé, après une année. A Jackson, Mississipi et à Benton, Arkansas, aussi bien que dans des grandes villes.

Le paradoxe est que des changements plus intenses dans l’alimentation et le mode de vie produisent souvent une plus grande adhésion que des changements plus modestes. Pourquoi ? Parce que la plupart des gens se sentent tellement mieux, si rapidement, par des voies qui leur importent, que cela reformule la raison de leur changement de régime et de mode de vie, depuis la peur de mourir pour aller vers la joie de vivre.

Par exemple, des patients ont rapporté une moyenne de 91% de réduction dans la fréquence de l’angine de poitrine après seulement trois semaines. Pour quelqu’un qui ne peut pas traverser la rue sans essoufflement sévère, ou faire l’amour, ou jouer avec ses enfants, ou retourner au travail sans douleurs de poitrine, et qui est maintenant capable de faire toutes ces choses, cette personne expérimente que ce qu’elle gagne a plus de sens que ce qu’elle abandonne. Ceci n’est pas une réponse placebo, d’autant que la fonction cardiaque s’est améliorée après seulement 24 jours dans un test contrôlé aléatoire.

Et comme autre exemple de la puissance de ces changements de régimes et de mode de vie, et la vitesse à laquelle ils peuvent agir, citons une douzaine d’hommes et de femmes guéris si rapidement qu’ils n’avaient plus besoin de transplantation cardiaque !
Je voudrais vous encourager à regarder une vidéo de cinq minutes dans laquelle le Dr Robert Treuherz, un interne, décrit comment il avait pu éviter une transplantation en changeant de régime et de mode de vie en seulement neuf semaines : https://www.youtube.com/watch?v=a2IgUmZS-FY&feature=youtu.be

 

Et si vous voulez voir comment une alimentation végétale peut grandement améliorer les performances sportives chez les athlètes de haut niveau, regardez « The Game changers » , un nouveau documentaire par James Cameron, Louie Psihoyos, James Wilks et d’autres :

Pour avoir les sous-titres en français : cliquer sur la petite roue dentelée en bas à droite de la vidéo
et puis choisissez la langue de votre choix dans les 21 proposées en cliquant dessus

 

Fondamentalement, il est important de distinguer ce qui est facile de ce qui est vrai. La nicotine est aussi addictive que la cocaïne, mais nous ne disons pas aux patients « Oh, c’est trop dur d’abandonner, alors fumez juste moins. »  Les américains sont plus gras que jamais, mais des médecins responsables ne leur disent pas que c’est trop difficile de perdre du poids, de simplement manger tout ce qu’ils veulent et d’être heureux.

Et il y a aussi de plus gros problèmes. Plus de réchauffement climatique est causé par la consommation de viande que toutes les formes de transport réunies. Cela prend 14 fois plus de ressources pour fabriquer une livre de protéines basées sur la viande que de protéines basées sur les végétaux. Il y aurait assez de nourriture pour nourrir chaque Homme si plus de gens mangeaient moins de viande. L’incendie de la forêt amazonienne est destinée à donner plus d’espace pour les ruminants. La résistance antibiotique est en augmentation en raison de l’alimentation de ces animaux. Finalement, les animaux sont des êtres sensibles qui souffrent sans nécessité quand ils sont abattus pour l’alimentation.

 

Pourquoi The Annals publieraient-ils des articles avec une si pauvre méthodologie par des investigateurs dont la plupart ont peu, ou pas du tout, de formation en nutrition et détournent ainsi ces découvertes ?

Je ne peux que spéculer, et il est possible que ces éditeurs et auteurs croient sincèrement qu’ils sont en train de faire une chose juste. J’espère ne pas paraitre cynique, mais les journaux médicaux sont très compétiteurs les uns envers les autres. Ils se mesurent tous les uns aux autres en utilisant un étalon de mesure nommé « le facteur d’impact » qui est basé de façon significative sur la circulation et le nombre d’histoires qu’ils génèrent dans les grands médias.

Le facteur d’impact est une force dirigeante dans le prestige d’un journal et pour ses revenus publicitaires. En publiant cet article qui a fait les grands titres à travers le monde et permis aux gens d’entendre ce qu’ils veulent entendre, cela fera probablement grimper le « facteur d’impact » de The Annals.

 

Et alors que journaux, magazines et éditeurs de livres subissent un stress économique croissant, ils publient parfois
des articles que leurs lecteurs ont envie d’entendre
même si ce n’est pas vrai.

Par exemple, le Dr Atkins a vendu des millions de livres vantant les bénéfices d’une alimentation riche en viande et en graisse avant de mourir lui-même d’une crise cardiaque, alors qu’il avait déjà un passé de crises cardiaques et d’hypertension, selon le rapport médical publié de son décès. Ayant eu de nombreux débats avec lui et ses acolytes au fil des années, j’avais fait le choix il y a plusieurs années de ne plus y participer et de simplement me concentrer à faire des recherches de haute qualité, revues par mes pairs, et à rendre ces informations disponibles pour qui pouvait en bénéficier.

Mais cette série d’articles dans The Annals est si odieuse, que j’ai décidé d’y répondre. Cela m’effraie de penser que la campagne de désinformation « Fake news » souvent vue en politique récemment, atteint désormais la science -comme les négationnistes du changement climatique, et les fabricants de tabac avant eux- de telles façons que les gens ne savent plus qui croire ou ne pas croire. Le chaos éventuellement s’en suit.

C’est là l’environnement que les autocrates, et les autres, au pouvoir aiment à créer parce que cela rend les gens plus disposés à accepter des figures autoritaires qui disent qu’elles vont apporter une sorte d’ordre dans le chaos perçu. L’industrie de la viande et quelques grosses industries de l’alimentation transformée bénéficient aussi de cette confusion dans le public : « Ces damnés médecins et scientifiques n’arrivent pas à se décider, qu’ils aillent au diable, je mangerai ce que je veux. »

 

La vérité est que la prépondérance d’une large masse d’études scientifiques bien menées
-beaucoup sont incluses dans ces rapports- rend très clair le fait que
plus vous mangez de viande rouge et transformée,
plus grand est votre risque d’une large variété de maladies chroniques et de mort prématurée de toutes causes.

 

Ayant vu quelle différence puissante peuvent faire, dans la vie des gens, une alimentation complète basée sur les végétaux, faible en graisses et en hydrates de carbone raffinés, avec de l’exercice modéré, la gestion du stress et un soutien social, ces articles de The Annals, et la façon dont ils ont été dénaturés par le journal, m’ont profondément attristé. Beaucoup de gens sont susceptibles d’être découragés à faire ces changements de mode de vie qui auraient pu transformer pour le meilleur, leur santé et leur vie.

Je trouve mon réconfort en sachant que la lumière chasse l’ombre. Mais, ces jours-ci, la lumière doit être très brillante. C’est « aux risques de l’acheteur » . Ne vous faites pas avoir. Votre vie peut en dépendre.

Dean Ornish, M.D.
Founder & President, Preventive Medicine Research Institute
Clinical Professor of Medicine, University of California, San Francisco

 

 

CACOPHONIE ! État de confusion entourant la consommation de la viande

(Article du Pr T. Colin Campbell, Phd, publié le 1er octobre 2019)

Pr Campbell

 

Il y a beaucoup à dire de nos jours sur toutes les grandes sorties de nouvelles, et qui se définit par « fake news ». Cela concerne un nouveau rapport publié dans les « Annals of Internal Medicine « (Oct 1. doi: 10.7326/M19-1621), intitulé « Consommation de viande rouge non transformée et viande transformée : directives alimentaires recommandées » par le NutriRECS consortium. Il recommande que les « adultes » continuent « la consommation de viande non transformée courante… [et] de viande transformée » et en a fait les gros titres dans le New York Times, le Washington Post, La National Public Radio, CNN…  presque partout.

Le papier est signé par 19 « scientifiques » représentant un consortium international de recommandations nutritionnelles, relativement nouveau, qui proclame produire « des recommandations nutritionnelles rigoureuses basées sur des preuves répondant à des standards de fiabilité » . Ils prétendent être au-dessus de la mêlée, attentifs à minimiser les conflits d’intérêt.

Les effets de la viande sur la santé ne sont pas caractérisés par une simple relation de cause à effet. Il y a de nombreuses variétés de viande, de nombreuses sortes de maladies consécutives (cancers, maladies cardiovasculaires, etc…) et beaucoup de différentes études expérimentales qui ont été faites pour investiguer cette relation. Cela a été aussi un sujet d’intérêt médical et scientifique depuis des décennies.

En tant que chercheur, conférencier, et participant aux politiques d’alimentation et de santé, j’ai été proche de ce sujet depuis plus de 6 décennies. En fait, j’ai été membre ou directeur des Comités et Formations dont les découvertes sont mises au défi par ce nouveau rapport. En ce moment, je suis justement en train de terminer un autre livre (avec Nelson Disla) -environ 35 ans de préparation (et non ce n’est pas une erreur de frappe !)- qui se concentre précisément sur le « pourquoi la science de la nutrition a-t-elle été si confuse pendant si longtemps  » -depuis au moins deux siècles.  Parmi cette large littérature sur l’alimentation, la nutrition et la santé, j’ai trouvé que l’une des raisons majeures, si pas la plus importante, à l’incompréhension de la Nutrition est la façon dont la recherche est conduite et les découvertes interprétées.

Presque chaque phase de la recherche expérimentale et la pratique clinique dans le champ de la « médecine » se concentre sur une toute petite partie de l’information totale. Ceci affecte la façon dont nous interprétons les causes, les effets, les mécanismes d’effet (c’est-à-dire la plausibilité biologique) et les modalités de traitement de la maladie.

De la même façon le marketing, la couverture médiatique et le développement des politiques d’alimentation et de santé sont tous concentrés sur de très petites parties de l’information totale. Le coût de cette myopie est monumental. Par exemple, la protéine animale augmente dramatiquement le développement du cancer expérimental, le cholestérol et la maladie cardiaque débutante, les résultats desquels sont consistants par rapport à l’association sur le court et le long terme entre les régimes basés sur les protéines animales et les maladies humaines.

Avec cet environnement à l’esprit, ce nouveau rapport sur l’effet de la viande sur la santé humaine illustre ce problème autant que les autres.

Bien que les problèmes avec l’article original soient nombreux, je suggère que la fausse représentation-clé est la très pauvre compréhension des auteurs sur les avantages et les inconvénients des tests cliniques aléatoires (RCT, -Randomized Clinical Trials- dénommés « Gold standard ») et les études d’observation (en corrélation), par lesquels ils jugent de la « qualité » de la preuve. Pour eux, la qualité est la plus élevée quand les résultats sont produits par les dossiers de RCT et les plus bas quand elle est liée aux études d’observation.

L’opposé est vrai !  Les RCT n’ont essentiellement aucune valeur pour des études sur les effets nutritionnels parce que les études RCT sont seulement utiles en étudiant des entités spécifiques (une cause, un effet). Ce n’est pas ainsi que fonctionne la nutrition : la nutrition inclut d’innombrables entités travaillant ensemble pour produire d’innombrables effets. Des études d’observation sont tout autant rejetées comme faibles, à cause des variables « résiduels confondants », ce qui est une juste critique, mais seulement quand le chercheur a le même manque de présomption des effets d’un simple agent considéré comme inopérant en nutrition.

 

Ce rapport présente un manque sévère et néfaste de compréhension du concept de nutrition.

Il renvoie à une preuve comme si la nutrition était un dérivé de la pharmacologie ; ceci est une invention de l’imagination des établissements médicaux modernes. Plutôt qu’un dérivé de la pharmacologie, la nutrition est une discipline scientifique de la plus haute priorité, et notre échec à comprendre cette discipline a eu pour résultat un nombre inimaginable de vies prématurément perdues et de dollars gaspillés.

Ces auteurs ont failli, misérablement, dans leur compréhension de ce sujet et rendent au public un énorme mauvais service.

 

Pr T. Colin Campbell
Professeur émérite – Dept.de biochimie nutritionnelle – Université Cornell 
Fondateur du
T. Colin Campbell Center for Nutrition Studies
Membre ou conseiller de divers Comités ou Institutions :
Physicians Committee for Responsible Medicine - United States National Academy of Sciences - American Institute for Cancer Research

 Viandes rouges

 PLUS D’INFORMATIONS

Cet article en français :
https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/trois-questions-sur-l-etude-qui-conclut-que-rien-ne-prouve-que-la-viande-rouge-est-mauvaise-pour-la-sante_3639459.html

 

Pour les anglophones :

Par le site Food Revolution Network  (Site animé par John Robbins -Diet for a new america , best-seller parmi d’autres, et en français : 100 ans et en pleine forme- & son fils Ocean Robbins -31-Day Food Revolution parmi d’autres livres-).

With over 80% of disease being preventable by lifestyle as medicine, it is imperative that we understand the way research applies to lifestyle intervention. The meat papers published in Annals of Internal Medicine misinterpret data and irresponsibly report.
(True Health Initiative) 

et aussi :
https://foodrevolution.org/blog/new-guidelines-gives-wrong-advice-in-eating-red-and-processed-meat/?fbclid=IwAR0mrTxdWL52py2ZT4lp45lzdzV6B8rPPy9nSNxbwmDJSSB4fFi8HGT4KXE

 

Par le Dr Neal BARNARD : 
https://www.pcrm.org/news/news-releases/physicians-group-files-federal-petition-against-annals-internal-medicine-over et https://www.pcrm.org/news/blog/journal-advice-eat-cancer-causing-meats-science-or-clickbait

 

Autre article : 
https://mailchi.mp/plantricianproject/a-response-to-the-annals-of-internal-medicine-reviews-on-dietary-meat-guidelines?e=442e0d33c4&fbclid=IwAR157e5pqEBCN10wZK-0BMn7ae_Dmrvz0prLIpTJDbAOlH9EkfJmDu0-WGc

dont un extrait ci-après :

However, error can enter into the final conclusions when the included studies are different in nature and or exclude other studies.  The Annals study discounted findings from multiple large American cohorts that are prospectively collected over a long period of time indicating harm from both red meat and processed red meat, predominately on the basis of the use of food frequency questionnaires, which they state, are inaccurate.  Other trusted guidelines like the ACC/AHA are based on multiple prospective observational cohorts including Adventist Health Studies (AHS-1 and -2), Nurses’ Health Study (NHS), Health Professional Follow-Up Study (HPFS), Atherosclerotic Risk in Communities (ARIC), National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES), and the National Institute of Health-American Association of Retired People (NIH-AARP) study. These studies have a consistent signal of harm from processed and/or unprocessed red meat. In addition, if there were significant errors or inaccuracies adding noise to the data sets, it would be more difficult to achieve statistical significance in these studies, not less difficult. 

 

Colette