Alimentation Yin-yang pour équilibrer notre organisme

Voici quelques principes donnés par le Dr Cousens qu’il nous rappelle dans cet article. Certains d’entre vous pourront peut-être y trouver une inspiration pour équilibrer leur propre régime :

 

Alimentation yin-yang

Les principes complémentaires et en interrelation du yin et du yang sont des concepts-clés dans la philosophie traditionnelle chinoise qui sont utilisés pour décrire la nature dynamique de l’Univers. Les principes du yin et du yang bien qu’à polarités opposées, n’existent pas l’un sans l’autre. Selon la pensée traditionnelle chinoise chaque chose, même la personnalité, peut être vue à partir de la perspective des éléments du yin et du yang.

Les attributs du yang sont contraction, chaleur, passion, densité, lourdeur, fixité et près du sol.
Une personnalité yang est puissante, à forte volonté, extravertie, ancrée, avenante, concentrée, concrète, active et encline à se mettre facilement en colère. Une personnalité yang déséquilibrée peut être excessivement agressive, tendue, grossière, irritable et coléreuse. La prise excessive d’aliments yang peut intensifier et amplifier ces caractéristiques mentales yang. Par exemple, bien que dans l’Inde ancienne ils ne les désignaient pas comme yin ou yang, ils nourrissaient leurs guerriers avec de la viande pour augmenter leurs caractéristiques guerrières.

Les attributs du yin sont l’expansion, la réceptivité, la tiédeur, la dilatation, la lumière, la verticalité et la minceur.
La personnalité yin est introspective, réceptive, retenue, tranquille, douce, facile, réfléchie, sensible et a un esprit expansif, orienté vers la spiritualité. Une personnalité yin déséquilibrée peut être « planante », timide, non ancrée, avec une faible volonté, passive. Un excès d’aliments yin sans d’autres facteurs yang équilibrants peut causer un déséquilibre yin dans l’esprit et le corps.

Les aliments sont aussi classifiés selon leurs caractéristiques prédominantes yin et yang. Les aliments ne sont pas complètement yin ou yang. Chaque aliment a une combinaison d’éléments yin et yang qui sont complémentaires, et sont dans cet aliment dans un équilibre dynamique.
Les aliments yin sont majoritairement formateurs d’alcalin, mais quelques aliments yin sont formateurs d’acides.
Les aliments yang sont majoritairement formateurs d’acide, mais quelques aliments yang sont formateurs d’alcalin également.
Les catégories suivantes sont listées en partant du plus yin au plus yang : additifs chimiques, aliments transformés, fruits, légumes, algues, graines, noix, haricots, produits laitiers, poisson, volaille, porc, bœuf, œufs, miso et sel de mer ou sel de table commercial.

Les aliments Yin formateurs d’alcalin sont : les fruits, les légumes et le miel. Les graines, les noix et les haricots sont formateurs d’acide mais de légèrement yin à neutre.
Les aliments yang de base, tels que les céréales et les aliments carnés sont formateurs d’acide. Les aliments yang formateurs d’alcalin sont les radis, les pickles, le miso et le sel. Les aliments yin formateurs d’acide sont : le sucre, les drogues chimiques, les boissons sucrées et l’alcool.

Chacun de ces aliments a sa propre force yin et yang et peut être considéré comme étant une énergie en soi qui influence l’esprit vers des tendances expansives ou contractantes. Choisir l’équilibre correct entre les aliments yin et yang est lié à différents facteurs dans la vie d’une personne et de son environnement global. Quelques-uns de ces facteurs sont déterminés constitutionnellement. Par exemple, une personne constitutionnellement yang-chaude sera équilibrée par des aliments yin. Dans le système chinois, les organes et les glandes du corps sont classifiés par leur nature yin ou yang ou leur état de déséquilibre.

Les aliments appropriés yang ou yin sont donnés pour aider à l’équilibre et guérir ces organes ou glandes particuliers. Le travail dans le monde, les conditions environnementales, les pratiques spirituelles, et le niveau de conscience, sont tous des forces qui affectent l’équilibre yin/yang chez une personne. L’alimentation est l’un des principaux facteurs influençant l’équilibre yin/yang.

Parfois en mangeant un aliment très yin, on peut avoir une fringale pour des aliments yang afin d’équilibrer.
Par exemple, le vin, qui est yin, s’équilibre avec du fromage qui est yang. La bière, qui est yin, s’équilibre avec des bretzels salés, qui sont yang. L’alcool, qui est yin, s’équilibre avec de la viande qui est yang. Si une alimentation est trop riche d’un côté, elle peut stimuler des fringales d’aliments de l’autre extrême dans une tentative de réaliser un quelconque équilibre. Si on élimine un aliment extrêmement yang de son alimentation, parfois ce serait mieux d’éliminer un aliment extrêmement yin pour maintenir l’équilibre. Ainsi, si vous abandonnez la bière, vous pouvez maintenir l’équilibre si vous abandonnez aussi les bretzels.


Notre degré de conscience spirituelle et de transformation affecte l’importance dont notre esprit est retourné par l’énergie yin et yang des aliments d’une façon quelque peu différente des autres facteurs affectant le yang et le yin. Dans le processus spirituel, parce qu’il expansif, mon impression est que les gens se tournent spontanément vers plus d’aliments yin pour soutenir les besoins plus aériens, plus super-conducteurs de l’esprit et du corps.


Les céréales, aliments carnés et autres aliments cuits, tous yang, formateurs de mucus (qui est formateur d’acide), sans enzymes, tendent à décroitre l’énergie spiritualisante de l’ensemble corps-esprit. Les aliments non cuits, yin, soutiennent et activent cette expansion de conscience et de sensibilité au Divin. Il arrive parfois que cette évolution spirituelle survienne trop rapidement pour certains et ils tendent trop vite vers l’expansion pour être confortables. Ils peuvent se retrouver avec des fringales pour des aliments yang pour ralentir le processus. D’un autre côté, si la conscience d’une personne s’élargit d’une façon qui est solide et équilibrée, alors les aliments yang ne seront pas désirés.


Un de mes projets de recherche rétrospective, sur un groupe de 106 personnes impliquées dans un programme spirituel dans lequel il n’y avait pas d’entrainement ou d’accent sur le régime, a révélé que 63% des personnes se sont tournées vers une alimentation plus yin comme leur conscience augmentait au fil d’une année. C’est comme si l’organisme se dirigeait spontanément vers un régime plus yin pour soutenir le revirement vers une conscience spirituelle et une sensitivité élargies. Le processus de l’alimentation pour stimuler la vie spirituelle inclut de choisir consciencieusement un régime qui soutiendra l’expansion de conscience de façon à ce que nous soyons des co-créateurs réactifs du processus de changement alimentaire.

Au fur et à mesure que la conscience s’élargit de façon mature, équilibrée, mon observation est que de plus en plus d’aliments yin peuvent être consommés sans développer un déséquilibre yin. On ne développe pas nécessairement les symptômes d’un déséquilibre yin tels que rêverie, manque de motivation et faible concentration même si on mange majoritairement des aliments yin. Le pouvoir d’un revirement vers une conscience spirituelle élargie du Divin est souvent une force plus puissante que les énergies yin ou yang des aliments que l’on mange. Ceci n’annule pas l’observation générale que l’utilisation judicieuse des aliments yin et yang peut aider quand on ressent le besoin d’équilibrer certains états mentaux ou physiques yin ou yang.
L’alimentation est un soutien plutôt qu’un facteur déterminant dans le développement de la conscience spirituelle. Choisir une alimentation plus yin est particulièrement efficace pour soutenir le développement de la transformation spirituelle.

(D’après cet article)

 

Colette

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