14 produits chimiques courants qui perturbent vos hormones (1ère partie)

promenade au supermarché

 

Lorsque l’on  parle « hormones », on pense généralement à la grossesse, au syndrome prémenstruel ou à la ménopause et plus souvent aux femmes qu’aux hommes. En dehors de ces moments, on ne pense pas souvent à nos hormones. Pourtant elles sont indissociables de notre vie, de notre santé, à tout instant et aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

Tout ce que vous faîtes, buvez, mangez, respirez à un impact sur vos hormones et inversement tout ce que vous faîtes dépend de subtiles modifications de vos taux d’hormones.

L’énergie que vous avez ou pas dans la journée, la façon dont vous dormez la nuit, votre intérêt pour le sexe ou pas, si vous avez des problèmes de poids, si vous arrivez à digérer correctement et aussi avec quelle facilité vous lutter contre la maladie ou au contraire à quel point vous y êtes sensible. Tout ceci à un rapport plus ou moins direct avec vos hormones.   

Nous allons voir ensemble le fonctionnement du système endocrinien et les 14 perturbateurs les plus courants, également les plus dangereux puisque nous y sommes exposés pratiquement quotidiennement à notre époque. Ces produits ont un effet dévastateur sur votre système endocrinien.

C’est ce que nous allons découvrir ensemble grâce à cette traduction que j’ai faîte d’un article de Robyn Openshaw.

 

Voyons d’abord ce que sont les perturbateurs endocriniens.

Ce sont des composés chimiques produits naturellement par l’homme ou fabriqués par lui qui endommagent ou perturbent les organes ou processus responsables de la production d’hormones dans notre corps. Cela peut se produire lorsqu’un produit chimique :

  • imite une hormone particulière,
  • empêche votre corps d’utiliser ou d’absorber une hormone spécifique,
  • interfère avec la façon dont vos hormones interagissent,
  • envahit un organe producteur d’hormones.

Nous sommes malheureusement assez mal informés sur le fonctionnement de notre système endocrinien et sur le rôle des hormones dans notre corps. Nous ne savons souvent pas quels sont les dommages que peuvent provoquer ces perturbateurs sur notre système de reproduction, sur les maladies de la thyroïde ou neurologiques, sur le dysfonctionnement du système immunitaire et leur influence sur les anomalies congénitales.

 

 

Comment fonctionne le système endocrinien ?

Le système endocrinien est un réseau complexe d’organes et de glandes qui travaillent ensemble pour créer, distribuer et réguler les hormones dont notre corps a besoin pour fonctionner correctement.

Le grand manitou (le PDG) de notre système endocrinien est une glande appelée Hypothalamus située dans notre cerveau. C’est lui qui décide quelles quantités d’hormones votre système endocrinien doit libérer dan votre circulation sanguine et quand, afin de réguler votre métabolisme, la croissance et la réparation des cellules, les cycles de sommeil, le niveau de stress et la fonction sexuelle.  

Dans une autre partie de votre cerveau, se trouve l’Hypophyse qui elle transmet les messages entre l’Hypothalamus (donc le chef) et les glandes productrices d’hormones. Que vous soyez un homme ou une femme, votre système endocrinien comprend votre hypothalamus, votre glande pituitaire, votre glande pinéale (une autre partie du cerveau), votre thyroïde, votre parathyroïde, vos glandes surrénales et votre pancréas.

Votre intestin et votre foie ne sont généralement pas englobés dans votre système endocrinien. Toutefois ils devraient l’être car ils produisent une partie importante des hormones que votre corps utilise chaque jour.

Si vous êtes une femme, votre système endocrinien comprend également vos ovaires et si vous un homme, vos testicules.

Le corps humain est une merveilleuse machine très complexe qui fonctionne telle une chorégraphie parfaitement orchestrée tant qu’aucun perturbateur endocrinien ne vient gripper le rouage.

 

Composition et fonctionnement du système endocrinien

L’hypothalamus régule votre température corporelle et votre métabolisme. C’set pourquoi vous avez de la fièvre quand vous êtes malade afin d’affaiblir le virus ou la bactérie à l’origine de votre maladie.

La glande pituitaire quant à elle stocke les hormones importantes et les distribue si besoin. Elle contrôle aussi la circulation avec les autres glandes de votre corps, échange avec votre hypothalamus et veille à ce que tout fonctionne correctement. 

Votre glande pituitaire crée et régule les hormones suivantes:

  • La TSH (hormone stimulant la thyroïde): cette hormone incite votre glande thyroïde à passer à la vitesse supérieure et à produire ses propres hormones.
  • Les hormones de croissance qui sont essentielles à la croissance et au développement, ainsi qu’au maintien d’une composition corporelle saine comprenant les os, la graisse et les muscles.
  • Les hormones folliculo-stimulantes et hormones lutéinisantes qui régulent les niveaux d’hormones sexuelles (œstrogènes, testostérone, progestérone, stéroïdes) produites par votre corps.
  • La prolactine : il s’agit de l’hormone qui déclenche la production de lait maternel chez la femme.
  • L’ hormone adrénocorticotrope (ACTH) qui déclenche la production de cortisol et d’autres stéroïdes par les glandes surrénales qui métabolisent les aliments, contrôlent la pression artérielle et diminuent l’inflammation.
  • La vasopressine (hormones antidiurétiques) qui aide vos reins à gérer la perte d’eau.
  • L’ocytocine, également appelée «l’hormone de liaison», qui aide à réguler votre santé émotionnelle et à réduire le stress. Elle provoque également des contractions utérines lors de l’accouchement.

 

La glande thyroïde est située à l’avant de votre cou et est chargée de créer des hormones thyroïdiennes. Ces hormones sont indispensables au métabolisme et à la digestion, ainsi qu’à de nombreuses autres fonctions de l’organisme, notamment le tonus musculaire, le bon fonctionnement de votre système de reproduction, le développement du système nerveux et du cerveau chez les enfants et l’efficacité avec laquelle votre corps peut contrôler ses fonctions, la tension artérielle et la fréquence cardiaque.

 

Les glandes parathyroïdes situées juste à côté de votre thyroïde. Leur tâche principale consiste à créer une hormone para-thyroïdienne, qui contrôle la quantité de calcium acheminé vers les os et la circulation sanguine.

 

La glande pinéale est située profondément dans le cerveau entre les hémisphères gauche et droit. Cette petite glande a un gros travail : produire de la mélatonine, qui contrôle vos cycles veille / sommeil. Quand vous vous réveillez, quand vous vous endormez et que vous dormez bien, tout dépend de la mélatonine produite en quantités appropriées, au bon moment.

 

Les glandes surrénales sont chargées de créer des hormones appelées corticostéroïdes. Chaque fois que vous sentez votre cœur battre plus vite ou moins vite, ce sont vos glandes surrénales qui interviennent. Ces glandes minuscules mais puissantes sont situées juste au-dessus de vos reins et régulent votre métabolisme, le fonctionnement de votre système immunitaire, votre taux de stress et la rapidité de votre récupération, ainsi que votre fonction sexuelle.

 

Le pancréas est niché juste derrière votre estomac. Il est chargé de créer des enzymes digestives et de contrôler votre glycémie en produisant les hormones glucagon et insuline, qui décomposent les glucides et le sucre.

 

Les ovaires, chez les femmes, sont la principale source d’hormones sexuelles, notamment d’œstrogènes et de progestérone. Ces hormones sont essentielles au développement sexuel, à la santé sexuelle et à la fonction sexuelle (notamment le désir, la menstruation et la fertilité).

 

Les testicules, chez les hommes, fabriquent la grande majorité des hormones sexuelles. Elles produisent des androgènes comme la testostérone. La testostérone est le principal facteur d’apparition de la puberté, du développement sexuel, de la croissance des poils sur le visage, de la libido et de la santé sexuelle.

 

L’intestin était quasiment ignoré lorsqu’il s’agissait de la production d’hormones jusqu’à récemment. Mais, à la grande surprise de beaucoup de gens, l’intestin est extrêmement important pour la production d’hormones. En effet, les bactéries dans votre intestin (et les acides gras à chaîne courte qu’elles contribuent à créer) sont responsables de 95% de votre sérotonine et de 50% de votre dopamine, sans parler de la mélatonine et de l’adrénaline.

Votre santé intestinale est donc directement liée à votre humeur, à votre cycle de sommeil, à votre appétit et à votre capacité à rester alerte, entre autres fonctions importantes (d’où l’importance de se détoxer régulièrement pour nettoyer son système digestif et de faire des lavements).

 

Le foie est un autre organe important, méconnu du système endocrinien. Cet organe crée la bile pour décomposer les hormones en excès afin de réguler les niveaux d’hormones. Il produit également une partie de vos œstrogènes et de votre testostérone.

 

 

Les risques et les effets de la perturbation du système endocrinien

Les perturbateurs endocriniens agissent comme des voleurs d’identité : ces produits chimiques sont capables de prendre la place des hormones de votre corps mais sans pouvoir être régulés, si réabsorbés, comme ce serait le cas avec des hormones naturelles. Et cela entraîne de nombreux problèmes.

Une perturbation endocrinienne des glandes surrénales et thyroïdiennes peut entraîner par exemple :

  • une prise de poids, 
  • des problèmes de gestion de la glycémie,
  • une difficulté à contrôler les cycles veille / sommeil, 
  • une maladie de la thyroïde.

 

La perturbation des hormones sexuelles telles que la testostérone et les œstrogènes peut entraîner :

  • une infertilité,
  • un dysfonctionnement sexuel et des cancers,
  • une ménopause précoce.

 

Les perturbations endocriniennes peuvent également déclencher :

  • des maladies auto-immunes, le corps ayant du mal à faire la différence entre ses amis et ses ennemis,
  • un cancer, ces produits chimiques altérant la croissance des cellules et déstabilisant l’ADN.

 

Chacun des 14 perturbateurs endocriniens suivants déstabilise et réorganise le système endocrinien de différentes manières. Connaître le nom de ces produits chimiques, les endroits où vous y êtes exposé, les raisons pour lesquelles ils sont si nocifs et comment les éviter est essentiel pour votre santé :

 

14 perturbateurs endocriniens communs

Certains de ces perturbateurs endocriniens peuvent vous être familiers comme le plomb, par exemple. D’autres peuvent avoir des noms que vous ne reconnaissez pas au début. Mais regardez de plus près le dos d’une bouteille de shampoing, le couvercle de votre boite de café ou les ingrédients de votre engrais à gazon «respectueux des animaux domestiques». 

 

Le BPA

Le BPA est un produit chimique qui imite les œstrogènes. Ce qui pourrait ne pas sembler être une si mauvaise chose, au début. Après tout, n’y a t-il bas beaucoup de femmes qui bénéficient du traitement hormonal substitutif ?

Malheureusement, cet imposteur dérivé du plastique (autrement dit, qui n’est pas biocompatible avec notre système endocrinien) est catastrophique. Ces faux œstrogènes dérivés du plastique BPA peuvent être à l’origine du cancer du sein, de la prostate, de stérilité, de maladies cardiaques, de prise de poids et de toute une série de problèmes de reproduction.

Le BPA est présent partout, en particulier dans tous les types de plastiques durs et mous. Alors que de plus en plus de produits portent désormais la mention «sans BPA», grâce à l’indignation (totalement justifiée) du consommateur, les rayons des magasins sont toujours remplis de ce dangereux perturbateur endocrinien :

  • Bouteilles d’eau de sport
  • Tétines et jouets pour bébé
  • Beaucoup de bibelots et de jouets fabriqués à l’étranger
  • Dans la doublure des récipients en métal pour les aliments en conserve (une autre raison de manger des aliments frais et crus!)
  • Le revêtement sur les reçus que vous obtenez au supermarché
  • Les plastiques recyclés
  • La plupart des plastiques étiquetés «polycarbonate».

 

Comment éviter le BPA ? 

Une étude a montré que 93% d’entre nous avons du BPA dans notre corps aujourd’hui.

Utilisez donc uniquement des plastiques spécifiquement étiquetés «Sans BPA» et/ou portant une étiquette 1, 2 ou 5. Dans la mesure du possible, optez pour le verre ou l’inox plutôt que pour le plastique chaque fois que vous le pouvez.

Garder un œil aussi sur le BPS ou le bisphénol S. Le BPS est presque identique au BPA, mais les fabricants l’utilisent parfois pour contourner les lois sur le BPA, bien que ses effets sur la santé soient les mêmes. C’est juste que le BPA a été davantage médiatisé.

 

 

Le perchlorate

Le perchlorate est une combinaison chimique de chlore et d’oxygène que l’on trouve entre autres dans les feux d’artifice et le carburant pour fusées.

Certains types de perchlorate sont fabriqués par l’homme, tandis que d’autres sont présents dans la nature. Le perchlorate a la capacité unique de priver votre thyroïde de l’iode - un besoin fondamental pour que votre thyroïde produise des hormones et fonctionne correctement.

Le perchlorate peut causer des ravages sur votre métabolisme, votre fonctionnement cérébral et le fonctionnement de vos organes internes.

Le perchlorate s’est infiltré dans l’eau potable dans les régions du Nord de la France à cause des émissions produites par les bombardements lors de la guerre 14-18 et des munitions stockées depuis. Il peut également être présent en quantités variables dans certains aliments, en particulier ceux qui sont hautement transformés.

Cependant, même certains produits frais et crus comme le brocoli, le chou vert et le chou-fleur peuvent présenter des niveaux élevés de perchlorate.

 

Comment éviter le perchlorate ?

Renseignez-vous pour savoir si vous présentez un risque particulier d’intoxication au perchlorate en déterminant si vous vous trouvez à proximité d’usines utilisant du perchlorate. Si tel est le cas, il est très probable que ce composé soluble dans l’eau ait infiltré votre réserve d’eau.

Un système d’osmose inverse (associé à un reminéraliseur d’eau et à un ioniseur) peut filtrer le perchlorate dans votre eau. En ce qui concerne le perchlorate pour les produits frais, il est beaucoup plus difficile à éviter et constitue un bon argument pour acheter des produits biologiques. Cependant, vous pouvez lutter contre les petites quantités de perchlorate que vous pouvez ingérer et aider votre thyroïde à fonctionner correctement en vous assurant que votre régime alimentaire contient suffisamment d’iode (utilisez de l’iode naturel comme dans les algues, pas du sel iodé traité chimiquement).

 

 

Les dioxines

Les dioxines sont une classe de produits chimiques toxiques résultant de la combustion de carburants ou de déchets, de la production de pesticides et d’autres processus chimiques utilisés dans la fabrication. Une fois que les dioxines sont libérées dans l’air, elles se déposent rapidement sur le sol puis vont s’infiltrer dans l’eau et dans les végétaux.

Une des nombreuses raisons pour lesquelles les dioxines sont si nocives est qu’une fois consommées, elles restent dans le corps pendant de nombreuses années, se développant et causant des dommages aux tissus et aux systèmes. Les dioxines peuvent entraîner :

  • le cancer,
  • le diabète,
  • des mutations cellulaires,
  • faire des ravages sur le système immunitaire humain,
  • causer des troubles d’apprentissage et des retards;
  • perturber les signaux des hormones sexuelles;
  • endommager les processus de reproduction, y compris provoquer une diminution permanente de la qualité et du nombre de spermatozoïdes.

 

Les dioxines sont consommées par les animaux au-travers de l’eau qu’ils boivent ou des aliments contaminés qu’ils mangent. Ces dioxines vont ensuite se cacher et s’accumuler dans les tissus adipeux des animaux. Les experts estiment que 90% des dioxines consommées par l’homme proviennent des produits animaux suivants :

  • viande de bœuf
  • produits laitiers
  • viande de poulet
  • viande de porc
  • poisson
  • œufs

Comment éviter les dioxines ?

Étant donné que la plupart des dioxines auxquelles nous sommes exposés en tant qu’êtres humains proviennent de produits animaux que nous mangeons, le meilleur moyen de les éviter est de limiter autant que possible notre consommation de produits animaux. Juste une autre raison pour laquelle un régime végétalien majoritairement cru est si bénéfique pour notre santé !

 

 

L’atrazine

L’atrazine est un type d’herbicide utilisé sur de nombreuses récoltes comme le maïs et la canne à sucre.

Lorsque les femmes sont exposées à l’atrazine pendant la grossesse, leurs enfants courent un risque plus élevé d’anomalies congénitales comme des malformations cardiaques, urinaires et des membres. L’atrazine imite également les œstrogènes et perturbe la production d’hormones dans les ovaires et les testicules, retardant la puberté et pouvant entraîner des cancers du sein et de la prostate.

Une étude a montré que l’exposition à l’atrazine stérilisait efficacement 75% des grenouilles mâles et rendait incapables 1 grenouille femelle sur 10 de produire des œufs viables !     

L’atrazine est pulvérisé à fortes doses sur de nombreuses cultures d’aliments que nous consommons et finit dans les eaux souterraines du monde entier. Les cultures les plus traitées à l’atrazine sont :

  • le maïs
  • la canne à sucre
  • le blé d’hiver
  • le sorgho 
  • le gazon

 

Comment éviter l’atrazine ?

Si vous voulez éviter de boire de l’atrazine qui se serait frayé un chemin jusque dans l’eau du robinet, utilisez un très bon système de filtration d’eau. Vous pouvez également l’éviter en ne traitant pas votre pelouse et en consommant des produits issus de l’agriculture biologique autant que possible.

 

 

Les phtalates

Les phtalates sont une famille de produits chimiques utilisés pour créer des solvants et des plastiques souples. Vous allez retrouver ce perturbateur endocrinien dans beaucoup d’objets de votre quotidien de votre maquillage à l’emballage plastique jusqu’aux emballages de médicaments. Les phtalates causent des dommages aux reins, au foie, aux poumons et au système reproducteur. les phtalates les plus courants dans les produits de consommation sont le dibutylphtalate (DBP), le dumethylphtalate (DMP) et le diethylphtalate (DEP).

Les phtalates perturbent le système endocrinien et causent des ravages dans le corps en agissant comme un anti-androgène qui empêche la testostérone de fonctionner correctement (la testostérone est importante aussi bien pour les hommes que pour les femmes !) Cette perturbation peut entraîner un développement anormal du fœtusl’hypospadias (une malformation congénitale), une puberté prématurée des filles et une résistance à l’insuline

 

Comment éviter les phtalates ?

Les phtalates sont malheureusement partout. Dès que vous voyez le mot « parfum », vous pouvez supposer que ce produit chimique dangereux y est présent.

En vertu de la réglementation, les entreprises ne sont tenues d’indiquer la présence de phtalates dans les « parfums ». Tandis que de nombreux pays industrialisés prennent des mesures pour réduire l’exposition aux phtalates, notamment dans les hôpitaux (certains des niveaux les plus élevés de phtalates ont été trouvés dans des hôpitaux !), vous devez savoir que les phtalates peuvent se cacher dans tous ces produits :

  • le film plastique et autres emballages plastiques
  • les tubes de médicaments et sacs intraveineux
  • la lessive (cachés sous l’appellation « parfum »)
  • les bougies
  • la laque pour cheveux
  • le vernis à ongles
  • la lotion après-rasage
  • les crèmes hydratantes, shampoings et autres soins d’hygiène ou de beauté (une étude mené par Health Care Without Harm a montré que 70% des cosmétiques et soins de beauté contenaient des phtalates)
  • les rideaux de douche en vinyle   
  • les jouets d’enfants en plastique PVC
  • les sièges de voitures et des parties des voitures (cette odeur de voiture neuve ? Ce sont les phtalates)
  • les graisses animales (comme les dioxines, les phtalates sont souvent stockés dans les tissus adipeux)

 

Choisissez des plastiques labellisés « sans phtalates » particulièrement ceux que vous utilisez pour emballer les aliments.

Évitez tout ce qui contient un « parfum » comme ingrédient. Il contient probablement des phtalates. Choisissez avec précaution votre lessive, votre adoucissant, vos désodorisants, vos parfums (retrouvez une recette ultra-efficace et totalement naturelle de déodorant ici), vos shampoings et vos bougies. Ironiquement, vous devez aussi vous méfier quand vous êtes dans un environnement hospitalier car de grandes quantités de phtalates peuvent se retrouver dans les tubes de médicaments et les sacs intraveineux.

Pensez aussi à jeter tout jouet en plastique souple qui aurait été fabriqué avant 2009 (année où les phtalates ont été interdits).

Évitez les produits d’origine animale comme la viande et les produits laitiers. Si vous en consommez, choisissez des produits d’origine biologique issus d’animaux élevés en liberté et nourris avec de l’herbe naturelle (au lieu des animaux élevés avec du maïs qui a été traité avec des pesticides).

Heureusement, plus de produits naturels, sans produits chimiques apparaissent sur le marché chaque année, justement parce que nous prenons conscience de ce problème. Vous pouvez donc maintenant trouver des alternatives non toxiques à pratiquement tout ce que vous utilisez habituellement.   

 

Suite de ce très long article en fin de semaine. Vous aurez déjà peut-être pas mal à faire avec ces premières informations et surtout faites attention à ce que vous utilisez sur votre peau. On y pense souvent moins qu’à ce qu’on mange. Pourtant il est primordiale de privilégier des soins 100% naturels (bio ne veut pas dire sain ni sûr pour vous !). 

 

Prenez soin de vous ! Et pensez à vous détoxer régulièrement.

Nadège

 

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